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 You're my miracle

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Admin & Humaine

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Donna Holloway
MessageSujet: You're my miracle   Lun 8 Aoû - 19:32


You're my miracle
Elijah&Donna
 
Se réveiller en se demandant toujours la même chose « pourquoi moi ? » Quelqu’un d’insignifiant, de briser, d’écorcher, de vide, c’est ce que je me demandais déjà à propos de Damon, mais Elijah était à présent là et même si le terme apprécier est assez faible au vu de ce que je pense, je ne comprends pas. Il est dur de passer plus de vingt ans en se détestant et finalement se voir accordé de l’attention de cette manière. Un ami, un frère, un protecteur, c’était ce qu’était devenu Damon pour moi, mais Elijah, lui, ne savait rien, alors…pourquoi ?
C’est une question que je pourrais lui poser aujourd’hui, si j’en trouve le courage, sachant que je dois passer une bonne partie de ma journée avec lui. Cette idée me tira du lit avec un petit sourire.
La matinée s’était écoulée trop lentement à mon gout. Je m’étais levée relativement tôt car j’avais une telle envie d’être quelques heures plus tard… Nous avions convenus de ce rendez-vous et j’étais contente de retourner à la villa des Mikaelson, en compagnie d’Elijah. C’était la troisième fois maintenant qu’on allait se voir, sauf que pour cette fois, lui et moi, nous avions rendez-vous. Ca n’était pas une rencontre impromptue comme la première fois, ou encore, une surprise venant d’un des deux protagonistes, non, cette fois c’était bien réel. J’étais encore interpellée par cette histoire. Cette robe merveilleuse qu’il m’avait offerte avec la possibilité de le revoir. Et cette nouvelle occasion de le revoir. De nous revoir. Elijah a ce petit quelque chose d’intimidant, ce charisme fou qui irradie la pièce et qui nous fait sentir tellement petit. Et son regard… Tellement perçant qu’il peut passer à travers n’importe quoi, la matière où même m’âme. Elijah a ce petit quelque chose qui me procure un bien intense. Oui, certes, la première fois, c’était assez désastreux, à force de parler de choses que j’avais du garder pour moi, j’avais pris la fuite… Il n’y avait eu aucune surprise pour moi, j’avais fuis parce que je ne sais faire que ça, pourtant, c’était un trait que je voulais changer. Sans attache on ne vit pas, je n’ai jamais vécu et ici, sous la forme d’un beau brun, j’avais une attache, alors, c’était le moment de rester. Pourtant, je ne me voyais pas raconter cette histoire sordide à Elijah alors je devais prendre sur moi, faire semblant et apprécier l’instant. Elijah a des secrets, j’ai les miens. Pourtant, à côté de ça, avec lui, je me sens forte et sûre de moi. C’est assez étrange et nouveau pour moi. La première fois, il m’avait écouté, il m’aviat montré que ce que je pouvais dire avait de l’importance, il m’avait considéré et ça, presque jamais personne ne l’avait fait, outre le fait que j’aimais ça, je m’étais découvert un certain attrait pour l’histoire, je savais qu’en présence de cet historien de premier ordre, j’aurais de quoi me mettre sous la dent.
J’avais pris un temps considérable pour trouver une tenue assez agréable et pour moi et….Non, je ne devais pas penser à cette éventualité.
La robe bleu ? Non, ça fait petite fille. La robe rose ? Rose ?! Encore moins ! La rouge ? Ah, pourquoi pas. Couleur du sang, de la passion, de l’amour. Mon esprit divague un peu, mais c’est celle-ci que j’ai choisi pour me rendre chez lui.
Cheveux détachés, cette robe rouge, courte sans l’être trop, des poches, ce qui était assez pratique pour y mettre ton téléphone. Je m’étais maquillé avait vérifié un nombre de fois incalculable si ma tenue était assez bonne pour me présenter devant lui. La seule chose qui me faisait sourire autant que râler était la pâleur de ma peau. Je suis Irlandaise, ça se lit sur ma peau. D’ailleurs, je regardais chaque partie de mon corps visible pour être sûre qu’aucune de mes cicatrices ne puissent être visible. Une paire de bottine noire, un gilet pour le côté « au cas où » typiquement féminin et c’était parti. Je faisais toujours en sorte de sortir de chez moi apprêté, mais cette fois, c’était avec un soin encore plus pointilleux que je prenais soin de mon apparence. Elijah était, pour les deux fois où je l’avais vu, tellement impeccable que je me devais de l’être à mon tour. Il vivait dans un luxe que je n’avais approché que rarement, je ne voulais pas dénoter dans son monde.
Je ne voulais pas paraitre pour la cruche écervelé que je pensais être à ses yeux, pourtant, si tel était le cas, il ne m’aurait pas fait venir, n’est-ce pas ? C’était agréable d’imaginer ce que serait nos discussions, j’espérais aussi intéressante et enrichissante que la première.
Un taxi m’avait amené devant cette villa et lorsque j’en sortis, je pris quelques minutes pour la voir de jour. C’était une belle bâtisse, à n’en pas douter. Il y avait quelque chose qui s’y dégageait qui me fit frissonner. Cette sensation me rappela la première fois que j’avais vu cette maison abandonné, quelques instants avant que je n’aperçoive l’historien que je venais voir. Il y avait quelque chose de malsain dans l’air, mais sincèrement, je m’en moquais. Mon instinct me disait de partir et je savais que j’aurais dû l’écouter, pourtant, j’étais déjà en train de frapper à la porte de cette maison. Mon instinct ne m’avait jamais menti et m’avait sorti de beaucoup d’impasse, pourtant aujourd’hui, je faisais quelque chose que je ne faisais que rarement : Je prenais un risque.
Je tournais un peu le dos à la porte en attendant, pour regarder la devanture et la verdure qui était présente. Ca devait être autre chose de vivre un peu reclus du monde dans un endroit aussi magnifique Lorsque la porte vint enfin à s’ouvrir, mon regard se posa sur lui et un sourire d’abord petit s’agrandit à la vue de cet homme. Je ne voulais pas perdre ne serait-ce qu’une seconde de cet instant avec lui. Il avait titillé ma curiosité parce que, lorsqu’il me parlait, j’imaginais tellement bien ce qu’il racontait, mais aussi parce que j’en apprenais beaucoup et que, si ce n’est pas ses histoires, mais lui, je passe toujours un instant loin de ce qui m’oppresse. J’espérais sincèrement que mon instinct se trompe, pourtant à la vue d’Elijah, une espèce de sonnette d’alarme retentit dans ma tête. Je n’en avais que faire et reporter mon attention sur Elijah, sans perdre mon sourire. Mon regard gêné devait trahir une certaine appréhension en le voyant.
- Bonjour Elijah. J’espère ne pas être en retard.
Je le détaillais de haut en bas et mon sourire s’agrandit. J’étais charmée par ce que je voyais. Je me souviens, à cette soirée, quelques jours plus tôt, lui avoir parlé, rapidement, de son style vestimentaire et que, j’espérais le revoir un jour sans costume. Il l’avait fait et, même si ça n’était pas pour moi, j’étais touché. Une infime partie de moi, néanmoins, espérait qu’il ait fait ceci pour moi.
Je passais une main dans mes cheveux pour remettre une mèche en place et je lui fis face complétement, un peu anxieuse, mais surtout heureuse de le revoir. Il y a quelque chose d’énigmatique chez lui, quelque chose que j’ai envie de découvrir. J’allais parler à nouveau quand je sentis mon téléphone vibrer dans la poche de ma robe. Je le regardais rapidement pour voir un indicatif de mon pays. Mon cœur loupa un battement et mes yeux, pour un regard avertis, trahirent mon étonnement avec une pointe de peur. Je remis mon téléphone dans ma poche pour regarder à nouveau mon compagnon, sourire aux lèvres, tentant d’oublier que quelqu’un, dans mon pays, essayait de me joindre. Il n’y avait que deux possibilité à cet appel et je ne voulais aucun des deux, ni mon monstre de père, ni mon ex-compagnon que j’avais lâchement fuis.



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MessageSujet: Re: You're my miracle   Jeu 11 Aoû - 18:06


"Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître."
You're my miracle

La soirée de gala organisée par Niklaus s’était finalement passée à merveille pour Elijah. Si celui-ci avait aux premiers abords considérés comme un embêtement, aujourd’hui son opinion avait complètement changé. Ce bal avait été pour le vampire l’occasion d’y revoir Donna, sa douce amie irlandaise avec qui il avait passé une soirée magnifique, ils avait ainsi pu continuer à discuter et bien sûr ils avait pu danser. Heureusement ou non, cette soirée avait révélé à de nombreux invités attentifs l’attachement qu’il éprouvait envers la jeune femme rousse. L’originel savait que désormais, il devrait être prudent et surveiller Donna comptant de nombreux ennemis, il ne se pardonnerait pas s’il lui arriverait malheur par sa faute. En quelques jours, l’irlandaise avait su toucher son cœur là ou beaucoup avait échoué en plusieurs siècles. Leur discussion l’amusait énormément, elle réveillait en lui des sentiments humains qu’il n’espérait plus ressentir à nouveau. Donna avait cette fraicheur, cette innocence tout humaine qui plaisait tant à Elijah. Elle s’intéressait véritablement à sa personne et non à sa fortune ou à sa puissance. Elle venait à lui comme un cœur pur. Méritait-t-il son amitié ? Elijah ne le pensait pas, il avait commis trop d’horreur dans sa vie pour la mériter. Il était après tout un monstre assoiffé de sang humain, bien qu’il contrôlait parfaitement ses pulsions, il l’était et le resterait toute sa longue existence. Il était condamné à vivre pour l’éternité, sans bonheur n’ayant accès qu’à de simple et court plaisir. Bien sûr, il aurait du repousser Donna dès leur première rencontre, l’empêcher de transpercer ce mur de glace qu’il avait construit autour de son cœur. Néanmoins, il savait qu’aujourd’hui, il était trop tard, faire marche arrière serait trop douloureux pour lui mais aussi pour elle. Evidemment, il pouvait lui effacer la mémoire mais à quoi bon le refaire à nouveau ? Il s’acceptait déjà difficilement en tant que personne, s’il le faisait à nouveau il ne pourrait se le pardonner. Non, il ne pouvait faire machine arrière, il ne voulait le pas, adviendrait ce qu’il adviendrait. Ne faut-il parfois ne pas prendre des risques dans la vie ?

A la fin de la soirée de gala, il n’avait pu se résoudre à la laisser partir sans aucun autre rendez-vous. Evidemment, il aurait pu provoquer une rencontre au hasard dans la ville mais cela n’aurait pas eu le même effet. Le vampire au costume l’avait ainsi invité à revenir au manoir, pour cette fois-ci le visiter. Donna n’avait vu jusque là que la salle de bal, il restait ainsi de nombreuses pièces à visiter ainsi qu’une conversation à finir. En attendant son arrivée, l’originel avait à plusieurs reprises fait le tour de la maison vidant celle-ci d’indice pouvant révéler la nature surnaturelle des habitants. Elijah avait notamment descendu toutes les poches de sang humain dans le réfrigérateur du sous-sol. Il préférait largement que l’irlandaise tombe sur un frigo vide et les prenne pour avare plutôt que pour ce qu’ils étaient véritablement des monstres. Le tour de la maison fait, il s’était abreuvé de sang en quantité suffisante pour ne plus ressentir le besoin de se nourrir avant le lendemain, l’originel ne souhaitait pour le moment laisser aucun indice sur sa nature, il en avait déjà trop suggéré lors de leur discussion dans les ruines sur les phénomènes paranormaux.

Les rêveries d’Elijah furent coupées par le bruit caractéristique de coups portés à la porte. L’originel s’obligea à garder une vitesse humaine pour descendre les escaliers et rejoindre le hall d’entrée de la maison. S’il utilisait sa vitesse vampirique, Donna penserait qu’il la guettait, ce serait embarrassant. Pour l’accueillir, Elijah avait renoncé à ses traditionnels costumes, elle lui en avait fait la demande lors du bal et le vampire s’était trouvé dans l’incapacité de lui refuser. Si les costumes étaient sa marque de fabrique, il comprenait également que l’on puisse se sentir mal à l’aise à le voir toujours habiller ainsi. En général, on mettait des costumes pour des occasions particulières ou pour travailler mais aucunement pour le quotidien. Ce fut avec le sourire qu’Elijah ouvrit la porte à l’irlandaise habillé d’une magnifique robe rouge mettant en valeur sa splendide chevelure. Pour sa part, le vampire portait un pantalon noir et un t-shirt blanc et gris. Si cette tenue le mettait mal à l’aise, il n’en laissa rien paraître. C’est naturellement qu’il se mit sur le côté de façon à laisser son invité pénétrer dans le manoir.

- « Donna, c’est un plaisir de vous voir. Entrez-je vous en prie ».

Bien sûr, il aurait pu la tutoyer mais Elijah se plaisait à vouvoyer les gens et particulièrement Donna, ce n’était pas une marque de froideur mais plutôt une forme de respect. D’un signe de la main, il invita Donna à le suivre dans les profondeurs de la maison. Il la conduisit jusqu’au escalier.

« J’espère que vous vous êtes bien remis de la soirée, comme je vous l’avais promis je vais vous faire visiter la maison. Nous pourrons ainsi reprendre nos conversations la où nous les avons laissé ». L’originel s’arrêta un instant de parler pour poser son regard dans le sien, vérifiant sans vraiment d’utilité que son interlocutrice l’écoute. « Alors ma chère amie par quoi voulez-vous commencer le haut ou le bas ? »




© Grey WIND.


Dernière édition par Elijah Mikaelson le Jeu 11 Aoû - 23:17, édité 2 fois
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Donna Holloway
MessageSujet: Re: You're my miracle   Jeu 11 Aoû - 19:35


You're my miracle
Elijah&Donna
 
Mon regard se posa son l’historien habillé de façon totalement civile et je dois dire que j’en étais d’autant plus charmée que je ne l’aurais pensé. Le sourire d’Elijah eu le don d’effacer instantanément la crainte de cet appel à l’indicatif trop douloureux pour moi. Devrais-je vraiment décrire que j’ai ressenti lorsqu’il prononça mon prénom, lorsqu’il m’avoua être ravi de me voir ou tout simplement la sensation que j’avais eu de le voir ? Je rentrais dans sa demeure, un peu trop timidement à mon gout, mais je voulais tellement bien faire les choses, choses qui m’étaient encore totalement inconnues. Comment agir quand on ne veut pas admettre ce qu’il se passe ? Comment bien agir avec un homme tellement différent de soi que ça nous bloque ? Elijah est quelqu’un de riche, quelqu’un de classieux, qui a un charisme à en faire pâlir plus d’un homme. Je n’ai, d’ailleurs, jamais vu d’homme comme lui. Ce qui m’a étonné et m’étonne toujours c’est ce qu’il dégage et lorsqu’il parle, je ne peux pas faire autrement que de l’écouter. Comment se priver d’une telle conversation à mesure où tout ce qu’il peut dire est intéressant et ö combien captivant. Oui, c’est ça, ce mot que je cherche depuis que mes yeux se sont posés sur lui ! Il me captive. Elijah semble tellement sorti d’une autre époque que ses manières semblent étranges, mais qui n’a jamais rêvé qu’on le traite de cette manière ? Arrivé à hauteur de l’escalier, mon regard se posa sur tout ce que je voyais. C’était tellement différent de la pension Salvatore avec son bois apparemment, ici, tout était blanc, tout était épuré, mais tout était parfait. Une décoration choisie avec soin. J’étais dans un tout autre monde et je ne me sentais pas assez bien pour y être, mais consciemment ou pas, si j’étais venu ici et si je restais ça n’était que pour lui. Un peu trop droite, un peu trop en reclus, je serrais mon sac contre moi. A vouloir trop bien faire, on en fait sans doute trop ou pas assez. Sa douce voix chantait à mes oreilles et lorsqu’il me parla de cette soirée, ma réponse fusa, peut-être un peu trop vite, je n’avais pas eu le temps de réfléchir. La spontanéité n’était pas mon fort habituellement, mais cette fois…
- J’ai passé une soirée fabuleuse…
Ma voix avait baissée pour s’éteindre laissant planer le doute sur une fin. Et quelle fin. « Avec vous… ». Ma spontanéité a ses limites. Mon cerveau reprend vite ses droits pour ne pas que j’aille trop loin. J’aurais aimé lui dire le fond de ma pensée, mais c’était au-dessus de mes forces. La suite de sa phrase eue pour effet de me faire baisser la tête. Il faisait sans doute référence à notre première rencontre et si notre discussion avait été coupée court, c’était par ma faute. Certaines images revenaient à ma mémoire, comme des flashes atroces, mais je ne voulais pas lui faire ça une deuxième fois. Je ne voulais pas lui faire faux bon, pas encore. Naïve jusqu’à au bout des ongles, je relevais un regard un peu gêné vers lui. Gêné par ma propre attitude mais aussi de ne pas avoir pu avoir les informations que je voulais avant de le revoir.
- Après cette merveilleuse discussion où, je dois admettre, vous avez réussi à me mettre en haleine, je me suis rendu chez Damon. Malheureusement pour moi, il n’avait pas plus d’information que vous à me donner. Il m’a conseillé de me rendre à la mairie pour lire les archives.
D’une manière inconsciente, je me suis mise à jouer avec mon bracelet à mesure où je parlais de Damon. Je ne devais jamais l’enlever et même si Damon avait été, tout comme Elijah, assez cachotier sur certains sujets, je lui faisais entièrement confiance. Je ne l’enverrais pas, ce petit objet me conférait une force sans faille qui m’avait permis, les jours suivant, de me sentir mieux. Un objet, juste un petit objet, mais qui fait tellement de bien au cœur.
- J’espère y trouver des informations qui compléteront vos dires.
Ce serait aussi une raison pour nous revoir, cette idée me traversa la tête et je ne pouvais pas dire qu’elle me déplaisait, au contraire. L’espace d’une seconde, je cru qu’il cherchait mon regard, qu’il trouva plus que facilement, car si je ne regardais pas cette maison, je ne regardais que lui. Il me laissa le choix pour commencer la visite, me qualifiant, au passage d’un terme qui me fit sourire un peu malgré moi. Ses bonnes manières me charmaient, je devais l’admettre. J’hésitais quelque secondes avant de choisir le bas. Je remarquais que lorsque la visite commença, Elijah et moi étions plus proche physiquement, ce qui me permis de lui faire une petite messe basse.
- Je peux vous confier un secret ? Je crois que je vous préfère en costume.
Mon accent venait de murmurer mon secret à ses oreilles, comme si c’était indécent ou même inapproprié, alors qu’au contraire. Je ne savais pas comment j’avais pu oser transposer mes pensées en paroles, mais j’avais été contente de le faire, même si mon cœur, qui, d’un coup avait décidé de battre un peu plus fort avait presque fait plus de bruit que ma propre voix. Ce cœur qui, depuis la proximité avec l’historien ne faisait que battre un peu plus rapidement, un peu plus fort. Ce cœur qui, dès que je croisais le regard de mon compagnon, loupait un battement. Il s’arrêta devant une porte qu’il m’indiqua comme l’atelier de son frère, Niklaus. Intriguée, lorsqu’il ouvrit les portes, je fus submergé par l’émotion, la colère et la peine de ce peintre. Je délaissais un instant mon compagnon pour aller vers ses œuvres, prenant un soin et un temps inconsidérable pour les regarder, tentant de comprendre ce que j’y voyais.
- C’est magnifique… Toutes ces toiles sont de lui ?
Je lançais un regard en arrière à Elijah, continuant de les regarder. Un arbre blanc était récurrent, parfois, du sang, parfois du noir, mais dans chaque tableau, je pouvais y lire de sentiments fort bien décrit. Beaucoup de ses toiles me prirent aux « tripes », c’est comme si je les comprenais, comme si elles me parlaient. Je m’étais accroupis, les regardant avec attention, je m’étais levé et avait parcouru toute la pièce pour ressentir une émotion qui m’étais familière.
- Votre frère n’a pas dû avoir la vie facile…
Je tournais mon regard vers lui, je ne voulais pas paraitre intrusive, mais ce qui découlait de ces peintures était tellement criant.
- Puis-je vous demander ce qui le rend si en colère et si triste ?
Je savais que j’allais sur une pente bien raide étant donné que nous parlions de la vie privée de son frère, mais j’avais été touché et émerveillé par ses œuvres que je voulais comprendre ce par quoi il avait passé. Je respectais cet homme pour réussir à transposer ce qu’il ressent sur des peintures. Il avait eu une force que je n’avais pas eue, car je gardais tout pour moi, sans trouver de solution à ce que je pouvais ressentir.
A nouveau, je sentis mon téléphone sonnait, le plus discrètement possible, je regardais le numéro, dans l’espoir que ça ne soit pas le même… Pourtant c’était identique. Mon regard se voila quelques secondes avant de chercher les yeux de mon compagnon, un peu comme point d’encrage. Ses yeux me permettaient, étrangement, de ne pas craquer une nouvelle fois. Cette fois, je ne partirais pas, je l’avais décidé et je m’y tiendrais.




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MessageSujet: Re: You're my miracle   Jeu 11 Aoû - 23:16


"Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître."
You're my miracle

Ce fut avec un plaisir non feint qu’Elijah retrouva Donna. L’irlandaise semblait joyeuse et même relativement heureuse d’être ici pour visiter le manoir Mikaelson et peut être découvrir certains de ses mystères. Le vampire était content de pouvoir lui faire visiter cette demeure qu’il appréciait tant. N’allez pas imaginer que l’originel l’avait fait dans l’unique but d’étaler les richesses de sa famille, non il le faisait véritablement par passion pour l’endroit dans lequel il vivait. Au fur et à mesure des siècles, sa famille avait accumulée de nombreux trésors entreposés dans cette maison. La découvrir, c’était comme se promener dans un musée mélangeant différent style et époque dans une certaine harmonie. Les pièces différaient selon le propriétaire, si l’on connaissait bien les occupant on devinait sans mal quelle pièce était la plus utilisée par qui. Faire visiter le manoir à Donna, c’était prendre le risque qu’elle découvre sa véritable nature, toutefois Elijah acceptait ce risque qui valait selon lui la chandelle. Il tenait à montrer le manoir à Donna, ainsi elle serait à même de mieux le comprendre lui et sa famille. S’il ne se sentait pas de lui révéler son appartenance au monde surnaturelle, il souhaitait tout de même lui témoigner sa confiance en lui faisant découvrir une partie de sa vie privée. Le manoir était son refuge, le lieux où il entreposait les biens qu’il appréciait, qui le représentait, le pénétrer c’était comme rentrer dans un sanctuaire interdit. Jusqu’à aujourd’hui, Elijah n’avait jamais fait visiter le manoir à des étrangers, il n’avait jamais d’ailleurs conduit quelqu’un à l’étage comme il le ferait avec Donna. Non décidément, l’irlandaise avait vraiment une place particulière dans le coeur d’Elijah.

L’entendre parler de la soirée avec autant d’enthousiasme fit sourire l’originel. Le bal avait donc été un plaisir dans les deux sens, s’il avait eu cette impression il était heureux de l’entendre lui confirmer. Au fil des années, le vampire avait appris à décrypter les émotions des gens sur le visage, étant très observateur. Néanmoins, en ce qu’il concernait Donna, il n’arrivait jamais à avoir de certitude concernant la jeune irlandaise ayant peur de faire un mauvais pas ou de mal interpréter une de ses réactions. Elle le perturbait plus qu’il ne l’aurait avoué. Durant la soirée, elle avait accaparé toute son attention au point qu’il en oublie son frère et les invités.

« Le plaisir était partagé et de loin. Vous avez ébloui ma soirée en acceptant l’invitation, d’ailleurs je m’excuse encore pour ne pas vous avoir révéler mon identité je ne voulais point vous mettre dans l’embarras ».

Ce détail, Elijah l’avait véritablement oublié. Il pensait lui avoir dit son identité lors de leur rencontre impromptue dans les ruines, visiblement non. En général, l’originel n’avait pas à déclarer son identité, les créatures qui le rencontraient le connaissaient et le craignaient mais Donna, non. Comment aurait-t-elle pu savoir ? Elle ne connaissait pas les véritables origine de sa famille, ni la crainte qu’elle inspirait. Aujourd’hui les lui révéler, était une affaire difficile, Elijah ne pouvait s’y résoudre alors qu’elle lui avait raconté la légende sur sa famille. S’il lui révélait sa véritable nature, elle ferait immédiatement le lien comprendrait pourquoi il avait défendu cette famille durant leur conversation et sans doute ne voudrait-t-elle plus jamais le voir. Il ne serait à ses yeux qu’une créature de l’ombre tuant des humains pour survivre, un monstre qui avait laissé des centaines de mort sur son sillage. Evidement, il ne pourrait la laisser éternellement dans le secret mais aujourd’hui l’originel ne voyait aucun moyen d’aborder sereinement le sujet.

Chassant ce problème épineux de ses pensées, Elijah se renconcentra à nouveau sur la voix de Donna évoquant la conversation qu’ils avaient eu dans les ruines et sa volonté d’en savoir plus concernant les histoires surnaturelles. Décidément l’irlandaise était têtu, elle cherchait à connaitre l’histoire de cette ville. Le vampire ne fut pas étonné qu’elle se soit tournée vers Damon, à ce qu’il semblait l’aîné des Salvatore n’avait pas du apprécier l’interrogatoire et l’avait tout simplement renvoyé à la mairie. Voilà qui n’était finalement pas plus mal, en mairie Donna ne risquait pas de tomber sur une lettre, ou un indice compromettant leur véritable nature.

«  Je ne pensais pas égailler autant votre curiosité avec de simples légendes. Espérons que vous trouvez à la mairie de quoi satisfaire votre curiosité » . Sur ces mots, Elijah allait l’inviter à commencer lorsqu’il remarqua le bracelet avec lequel Donna jouait. L’originel était certain qu’elle ne portait pas la dernière fois qu’il l’avait vu. « Vous avez là un magnifique bracelet, si mes yeux ne m’abusent pas il doit être nouveau je ne l’avais pas vu lors de nos précédentes rencontres n’est ce pas ? »

Le vampire était quasi-certain que si la jeune femme avait porté un tel bracelet les trois fois où il l’avait rencontré, il l’aurait remarqué. Ce genre de bracelet se portait en général quotidiennement un peu comme un porte bonheur. S’il était ancien, il aurait du le voir à son poignet la première fois qu’il l’avait rencontré et dans les ruines. Sur cet étrange mystère, l’originel commença la visite en la conduisant au rez-de-chaussée comme elle le lui avait demandé. Il décida de commencer la visite par la salle de peinture de Niklaus, ainsi si son frère rentrait plutôt que prévu il ne les surprendrait pas dans sa salle ce qui éviterait une gênante dispute devant la jeune femme. Le vampire ne se sentait pas prêt à affronter son frère. Tandis qu’ils avançaient, proche l’un de l'autre Donna lui glissa à l’oreille qu’elle le préférait en costume, un doux sourire se dessina sur le visage millénaire de l’originel. Lui aussi se préférait en costume, dans cet habit il se sentait à son aise, à sa place. Il ne le portait pas pour signifier son rang ou sa richesse mais simplement parce qu’il trouvait dans les costumes un chic que l’on ne trouvait pas dans les t-shirt. Il trouvait que la génération actuelle perdait ce côté chic en toute occasion et avait tendance à préférer les vêtements confortables.

-« Si cela vous rassure, je me sens également plus à mon aise en costume ».

Sur ces mots, ils arrivèrent devant la salle de Niklaus dont Elijah poussa délicatement les portes. Il rentra pour s’arrêter non loin du seuil laissant à Donna tout loisir d’étudier la pièce et les nombreuses peintures de son frère. Klaus en peignait et en détruisait beaucoup, peindre était sa manière à lui de s’absoudre, de faire dériver ses pensée. Pour Elijah s’était dans la lecture qu’il retrouvait son calme, ses pensées disparaissaient au contact des livres, elle ne faisait plus qu’un avec le livre.

« Oui sans aucune exception, il les a toutes peintes. Celles devant vous sont les plus récentes, néanmoins il y en a des plus anciennes dans la maison et encore quelques unes dans sa réserve personnelle ».

Donna semblait fascinée par les peintures de Niklaus, si Elijah les admirait et les appréciait cela semblait être d’un degré supérieur pour l’irlandaise. Elle semblait voir bien au delà des simples peintures, semblant comprendre d’une certaine manière une partie de la douleur de Nik. Surpris, Elijah l’était mais il n’en laissa rien paraitre et se contenta d’hôcher la tête. Oui, son petit frère avait beaucoup souffert et souvent par sa faute, il l’avait abandonné et n’avait pas tenu tête assez longtemps à son père lorsque celui-ci s’en prenait à Klaus aujourd’hui encore il ne se le pardonnait pas. Sans doute, il ne se pardonnerait jamais complètement.


- « Non en effet, Niklaus a eu une enfance difficile. Notre père était relativement violent et vindicatif à l’égard de lui. Il le jugeait indigne d’être son fils, incapable d’agir en véritable homme. Ma soeur et moi avons tenté de lui venir en aide à quelques reprises mais cela n’a pas suffit. Il ne s’en ait jamais réellement remis ».  

Parler de Mikael était étrange, faisant ressurgir des souvenirs qu’il avait depuis longtemps enfouit au fond de son esprit. Non leur père n’avait jamais été l’image de la vertu, ni celle de la parfaite autorité paternelle. S’il aimait ses enfants, il avait une étrange façon de le montrer. C’était un homme prompt à la colère qui détestait que l’on s’oppose à son autorité, tout devait toujours aller dans son sens.
A nouveau le téléphone de Donna sonna, celle-ci semblait inquiète face au numéro qui s’afficha, bien qu’elle ait fait cette manoeuvre discrètement. Elijah ne manqua rien de son petit manège et décida de ne pas en faire mention. Il lui sourit et l’invita à le suivre.

- « Continuons si vous le voulez, je ne voudrais pas Nik nous trouve dans son atelier. Il n’aime pas montrer ses peintures ».



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Donna Holloway
MessageSujet: Re: You're my miracle   Ven 12 Aoû - 0:53



You're my miracle
Elijah&Donna
 
J’ai toujours été du genre à douter de tout et de tout le monde. A ne pas croire lorsqu’un geste tendre, un regard positif se tourne sur ma personne. Damon avait même subit cette crainte, lui qui savait tout, qui avait compris, qui m’avait parlé et pardonné, pour mieux me guider. Alors voir ce délicieux sourire sur les lèvres d’Elijah m’étonna presque. Je ne le connaissais pas, pourtant, j’avais cru comprendre qu’il était plutôt réservé et dans la retenue, un peu comme moi. Pourtant, j’osais espérais que les paroles, les gestes, les sourires que j’avais vu n’avait été que pour moi, qu’un certain changement d’attitude avait opéré. Je l’espérais pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas être la seule à voir ce changement opéré.
Ce qui m’avait frappé, en dehors d’Elijah, bien évidemment, c’était les diverses sculptures et décoration qui y était. Des fresques, presque entière racontant un passé bien vaste. Des tableaux qui semblaient originaux. Il y avait une atmosphère qui me rappelait Elijah : Celle de venir d’un autre temps. Etre un anachronisme de la vie. Cette bâtisse de façade à rappeler une maison de maitre était à l’intérieur, encore plus ancienne. Il y avait de la modernité, c’était sans dire, mais l’ancien était plus présent, pour ne pas dire oppressant. N’ayant jamais eu la possibilité de voyager, l’entrée de cette maison et cette pièce entièrement dédié à la peinture était déjà un voyage en soit. J’étais encore plus attentive qu’à l’habitude car c’était une chance d’être ici, j’en avais conscience et je voulais faire bonne impression en plus de garder chaque chose dans un coin de ma tête.  
J’aurais voulu avoir plus de force mentale pour calmer mon cœur ainsi que ce rougissement qui venait maquiller mes joues à nouveau. Une bonne maitrise de moi aurait permi de ne pas montrer que sa phrase m’avait touché plus que de raison. Son aveu sur ma venue ici m’avait fait sourire un peu plus, mais malheureusement, je ne trouvais pas les mots pour lui témoigner mon plaisir d’être ici en sa compagnie.
- Vous n’avez pas à vous excusez. Je suppose que ça n’était pas le plus important pour nos présentations. Remédions à tout cela dans ce cas !
Je me redressais légèrement, un sourire presque amusée et je lui tendais la main.
- Je me présente, Donna Holloway, fière représentante de l’Irlande.
Si me présenter avait été somme toute inutile, je venais de prouver, par une simple phrase désuète que mon pays me manquait terriblement. Je ne voulais pas le montrer, aussi, je faisais attention à ne pas changer de regard pour ne pas me trahir, mais tel était le cas. Mon pays me manquait vraisemblablement.
- Je voulais vous présenter mes excuses. Je suis partie un peu précipitamment la fois dernière. Je ne voulais pas que vous pensiez que notre conversation ne m’intéressait pas, au contraire, seulement…Seulement je me devais de rentrer, l’heure était tardive…
Et voilà que je lui mentais. Aussitôt mon mensonge formulé, mes yeux lâchèrent son regard, honteuse de lui mentir de cette manière. J’avais une raison et une bonne. Je ne voulais pas parler de moi, ni de mon passé, ni du pourquoi de ma venue ici, alors la solution était toute simple bien que triste. Je me devais de lui mentir sur moi. Etant une piètre menteuse, je savais en mon fort intérieur qu’Elijah aurait deviné la supercherie et j’espérais qu’il ne poserait pas de question. Je ne voulais pas lui faire penser que je n’étais qu’une fille sans passé, sans avenir, une fille un peu trop paumée qui ne sait rien, qui ne connait rien et qui semble errée jusqu’à trouver enfin la mort.
- Vous savez, mon pays aime beaucoup ce genre de légende et je me dois de rester fidèle à mes valeurs. Pour démarrer une nouvelle vie, il faut toujours savoir où l’on va. En l’occurrence je suis venue ici, alors autant découvrir ce qui m’entoure. N’êtes-vous pas d’accord ?
Je regardais mon bracelet étonnée qu’Elijah l’est remarqué et surtout, qu’il se souvienne ne pas me l’avoir vu porté. Faisait-il autant attention à moi pour savoir ce que je porte de nouveau où non ? C’est plus que flatteur que de remarquer de genre de petite attention.  Un sourire des plus tendres fendit mon visage alors que je relevais mon regard vers mon interrogateur. Ce bracelet signifiait beaucoup pour moi à présent. Un symbole, une promesse, un espoir.
- Vous êtes un fin observateur. C’est un présent de Damon. Il me l’a offert à notre dernière rencontre. D’ailleurs… Puis-je vous posez une question qui ne me regarde sans doute pas, mais qui me tient à cœur ?
J’avais eu une « réponse » de Damon, je voulais en savoir plus du point de vue d’Elijah, je voulais savoir son ressentit et si vraiment il le détestait au plus au point et dans le meilleur des cas : le pourquoi. Avais-je une chance, un jour, de les voir à deux, sans qu’ils ne se regardent de la même manière que la dernière fois ? Lui adressant le même regard amusé que lors de notre « présentation » plus conforme, j’installais mes mains derrière mon dos tout en penchant délicatement la tête sur le côté.
- Je suis curieuse, j’ai envie de vous tester. Sauriez-vous me dire quels autres bijoux je porte quotidiennement ?
La réponse était toute simple, si j’avais pu porter divers bijoux à nos rencontre, il n’y en avait qu’un qui n’avait pas bougé. Ma bague de Claddagh . Cette bague typiquement de chez nous qui sert autant pour les jeunes gens que comme alliance dans certains cas. C’est une bague qui monte à celui qui la regarde si nous somme célibataire, engagé dans une relation, fiancée ou marié. La mienne, bien évidemment indiqué mon célibat et j’étais curieuse de mettre à l’effort les connaissances d’Elijah. C’est un objet qui n’a que peu de valeur, sans doute saurait-il reconnaitre ma bague comme bijoux quotidien, mais peut-être sa nature plus profonde. Elijah était quelqu'un d'étonnant, alors pourquoi pas...
Etrangement, je ne fut pas étonnée qu’il lui réponde être plus à l’aise dans un costume. C’est ainsi que je compris, que oui, il avait fait ce changement de style vestimentaire pour moi. Une fois de plus, je me sentis touché par l’attitude d’Elijah ce qui me donnait envie de croire à certaines choses alambiqués, comme un éventuel rapprochement, pourtant, une partie de moi refusait à le croire, je dirais même, une grande partie de moi, préférant, intérieurement, me traiter d’idiote.
J’étais stupéfaite de voir un tel talent dans les mains de quelqu’un. Savoir qu’il y en avait dans la totalité de la maison me donnait envie de partir rapidement faire le tour de cette bâtisse pour en savoir plus, pour toutes les découvrir. J’étais certes empressé de savoir, mais cet empressement voulait aussi dire un adieu plus rapide, alors je décidais de prendre mon temps. Les révélations d’Elijah sur son frère me donnèrent comme une claque en pleine figure. La voix de mon historien préféré résonnait dans ma tête alors que celle-ci ne faisait que s’abaisser. J’aurais voulu, à cet instant présent, être plus forte que je ne l’étais. Un père violent, vindicatif, jugeant indigne d’être son enfant… Les larmes me montèrent rapidement aux yeux, ma main glissant sur mon ventre presque naturellement, à l’endroit même où quelques jours avant, Elijah m’avait vu faire. Cette blessure je la porterais sur mon corps et dans ma mémoire toute ma vie.  J’avais conscience qu’Elijah faisait ici une preuve de confiance en ma personne, j’en était satisfaite et honorée, mais si c’était douloureux pour lui, ça l’était tout autant pour moi. Lorsqu’il me proposa de continuer la visite, je ne me fis pas prier et quitter cette pièce avec tout ce qu’elle pouvait me faire penser à présent.
Je comprenais ce frère, je ne le comprenais que trop bien. Battu et humilié par un père, ça reste toute une vie, ça forge un caractère. Ca éloigne du monde, ça nous oblige à vivre dans le nôtre, ça nous fait ériger des barrières avec le reste du monde. Niklaus avait une famille, qui l’avait protégé de surcroit, je n’avais pas eu cette chance et ce qui se ressemblait de plus à une famille dans ma vie était Damon. Un parfait inconnu que je ne connaissais pas réellement, mais qui était pour moi comme un frère, un confident à qui, malheureusement pour lui comme pour moi, je ne me confiais pas.
Je quittais cette pièce, toujours aux côtés d’Elijah, mais mon attitude avait changé, il devait le voir. Alors que nous devions nous arrêter à la porte suivante, il continua son chemin pour m’emmener à une autre porte. Il l’ouvrit comme la précédente et me laissa entrer. Si j’avais été surprise de voir un atelier de peinture, ici, j’avais devant les yeux l’une des plus somptueuses bibliothèques privées que je n’avais jamais vues. Elle était l’archétype même de la bibliothèque de rêve. Un peu sombre avec de grand rayonnage rempli de livre, du plus ancien aux plus récents. Des ouvrages par centaines, par milliers. Je me laissais aller, un peu comme Belle lorsque la bête l’emmène dans la bibliothèque. Je tournais sur moi-même, ne sachant pas où donner de la tête
- Elijah…c’est merveilleux.
Je le délaissais à nouveau ayant trouver un rayonnage qui me plaisait. Il y avait une certaine logique sans le rangement de ces livres. Historiques ou romans de tel ou tels pays. Evidemment, j’allais vers ce que je connaissais le mien.
- Samuel Beckett, George Shaw, Bram Stoker, Oscar wilde !  Connan Doyle ! Shakespeare ! Thomas Hardy ! Agatha Christie ! Charlotte & Emily Brontë !
J’étais abasourdie par ce que je voyais, c’était comme un rêve. Chacun de ses ouvrages, que j’osais toucher sur bout des doigts semblait être des originaux d’époques. La plupart n’existait plus ou valait extrêmement cher. C’était toute la différence entre lui et moi et pourtant, je m’en moquais éperdument. Je me redressais pour regarder Elijah, les yeux brillant.
- Ne pensez-vous pas qu'il y a des choses qui, même si vous ne les comprenez pas, existent cependant ? [...] Ah ! c'est bien là le défaut de la science : elle voudrait tout expliquer ; et quand il lui est impossible d'expliquer, elle déclare qu'il n'y a rien à expliquer.
- Nul homme ne soit, tant qu'il n'a pas souffert de la nuit, à quel point l'aube peut être chère et douce au cœur.   C’est de Bram Stoker, mais je suppose que je ne vous apprends rien.Ce vampire tombant amoureux de cette humaine un peu chétive qui va lui offrir une vie dont elle ne pouvait même pas rêver. Elle va se découvrir à travers lui et lui a travers elle... Comme quoi, tout le monde peut aimer. Que pensez vous de l'approche de l'auteur pour le dépeindre en monstre alors qu'au final lui aussi, veut juste vivre ? Le montrer du doigt pour une façon d'être totalement différente... Lui qui a vécut tant de siècle avant eux et qui pourrait les renseigner sur les origines de la vie. Je ne dis pas qu'il n'était pas monstrueux en tuant de sang froid, je dis juste qu'une cabale contre lui est un peu excessive. Être un être hors norme, supérieur en tout point ne le rend pas plus dangereux que les humains qui se tuent quotidiennement. Vous allez sûrement vous moquez ou pensez que c'est un côté romantique qui parle...

Avais-je fait exprès de choisir des citations d’un ouvrage parlant de ces légendes dont nous discutions quelques jours auparavant ? Bien sûr que non ! J'avais ma propre vision de cet ouvrage et j'osais espérer que donner mon avis sur cet être qu'était Dracula ne me fera pas baisser dans l'estime de mon historien.
Bien sûr que je connaissais tous ces noms. Ils étaient soit Irlandais soit de Grande-Bretagne, c’était chez moi. J’en oubliais totalement la douleur que j’avais pu ressentir plus tôt car ici, je me sentais réellement vivante. Mon regard se posa sur une petite collection d’objet qui me semblait familier.
- Des ouchebtis. Elles étaient installées avec la dépouille des pharaons en Ancienne Egypte. Elijah votre demeure est impressionnante ! N’est-ce pas une partie du livre des morts Egyptien ?
J’allais et venais sans savoir où donner de la tête, pourtant ce papyrus me donna des frissons. Cette pièce était une perfection en soit. Je me retournais pour faire face à cet homme qui avait eu le don de m’émerveiller jusqu’à maintenant.
- Voyons voir si je suis assez observatrice. Cette maison est assez grande pour votre sœur, votre frère et vous-même. Votre frère à une pièce à lui et je suppose que vous devez en avoir une à vous, n’est-ce pas ? Vous êtes quelqu’un de très cultivés, qui débordait d’informations, de savoir en tout genre et vous êtes à part. Cette pièce est à votre image. Me trompe-je ?
J’osais espérais que non, sinon, je n’étais en rien une fidèle lectrice d’Agatha Christie ou encore Sir Arthur Conan Doyle.
- L’art à l’air de faire partie intégrante de la famille Mikaelson. Votre frère peint, votre soeur dessine fort bien les vétements, vous avec une bibliothèque impressionnante. Je serais curieuse de savoir quels autres formes d'art vous pratiquez où aimez. La musique peut-être ?
S'il ne savait pas que j'avais rencontré sa soeur, maintenant, il était  au courant.




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MessageSujet: Re: You're my miracle   Sam 20 Aoû - 11:33


"Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître."
You're my miracle



Être en compagnie de Donna donnait à Elijah le sentiment d’être humain à nouveau. Charlotte Brontë avait un jour écrit « Être ensemble, c’est pour nous être à la fois libres comme dans la solitude, joyeux comme en société » c’est exactement cela qu’il ressentait avec Donna. Avec l’irlandaise, il oubliait ce que c’était d’être un vampire originel. Pendant quelques instants, il oubliait les intrigues incessantes qui suivaient sa famille, il se sentait à nouveau fragile comme si un rien pouvait le blesser. Révéler à Donna sa véritable nature, c’était prendre le risque d’être abandonné. Elijah ne souhaitait pas perdre le lien qui se tissait entre lui et Donna. En quelques jours, il lui était devenu vital. Cette dernière ne tarda d’ailleurs pas à balayer ses excuses sur son identité d’un revers de main avant de se présenter à nouveau ce qui ne manqua pas d’arracher un sourire à l’originel. Néanmoins, cette nouvelle présentation fit culpabiliser Elijah. Elle était honnête avec lui, se présentant ne cachant rien de ses origines alors qu’il ne lui avait rien révélé sur sa véritable nature. Il pouvait difficilement se présenter à son tour, « Bonjour je m’appelle Elijah Mikaelson, ma famille et moi sommes les premiers vampires à avoir foulé cette terre ». Si elle entendait cela, elle prendrait la fuite à coup sûr. L’originel décida alors de faire impasse sur cette présentation et de ne pas le rendre. Il préférait encore ne pas le rendre plutôt que de lui mentir à nouveau. Heureusement pour lui, la conversation dévia rapidement sur son départ précipité lors de leur seconde rencontre dans les ruines des anciennes bâtisses de la ville. Leur discussion avait été distrayante mais elle avait également mis en lumière que derrière ses sourires, Donna était une personne qui avait du beaucoup souffrir dans la vie. Le débat sur la cruauté des êtres humains en était la preuve.

- « Vous non plus, vous n’avez pas à vous excusez Donna. J’ai été un peu vindicatif sur la légende à propos de cette famille. Je ne voulais pas heurter votre sensibilité ».

Plutôt que de relancer ce débat stérile, Elijah préféra s’excuser. Ils ne pourraient arriver à un accord sans que chacun n’évoque le passé et visiblement ni lui ni Donna ne souhaitait mettre cette question sur le tapis. Il était encore trop tôt.

« Complètement d’accord, j’avoue craindre votre déception le folklore américain est bien moins riche que le folklore irlandais ».

Les légendes faisaient partie intégrante de la vie des irlandais, ces derniers semblaient même convaincus de leur véracité. Il y avait dans ce pays quelque chose de magique, les habitants semblaient réellement attacher à leurs histoires, même s’il n’en croyait un mot il continuait tout de même à se les transmettre de génération en génération. Elijah admirait cela, beaucoup de pays les ignoraient complètement et au fur et à mesure que le temps s’écoulait elles s’éteignaient. Heureusement Mystic Falls semblait être une exception, la ville organisait régulièrement des évènements en l’honneur des fondateurs, il était également possible de consulter de nombreuses archives à la bibliothèque ou à la mairie. La ville entretenait d’une certaine manière son histoire, même si de nombreux faits avaient disparu des archives notamment les histoires surnaturelles, que de nombreux historiens auraient jugé abracadabrantes.

Apprendre que Damon avait offert un bracelet à Donna agaçait Elijah. Ce dernier ne perdait pas une minute pour bien se faire voir par la gente féminine. N’allez pas vous imaginer qu’il était jaloux du charme de Damon, loin de là mais il trouvait que le vampire dépassait régulièrement les bornes. L’originel était prêt à parier que le bracelet contenait de la verveine. L’aîné Salvatore savait prendre ses précautions pour protéger ses amis, il l’avait déjà fait avec Stefan avec le collier d’Elena contenant de la verveine. Le vampire devait lui avoir offert juste après les avoir discuté au bal. Elijah tacha de cacher du mieux qu’il pu son agacement envers le Salvatore en offrant un maigre sourire à Donna. Evidemment, il ne doutait pas une seconde que l’irlandaise serait voir au dessus des apparences. Il n’appréciait pas Damon ce n’était pas comme-ci il pouvait faire quelque chose contre. Heureusement pour l’originel, la jeune femme ne tarda pas à changer de sujet prenant un air qu’Elijah qualifierait d’espiègle, elle lui demanda les autres bijoux qu’elle avait l’habitude de porter en permanence sur elle. L’originel se prêta au jeu en souriant, se remémorant les différentes fois où il avait croisé Donna. Très rapidement, un bijou lui revint en tête sa bague de Claddagh, il l’avait aperçu lors de leur première rencontre, ce petit objet typiquement irlandais permettant à qui savait le lire la situation de la personne que l’on rencontrait. Cette bague était très utile et évitait ainsi au porteur qu’on le courtise si sa bague indiquait une situation maritale. Malheureusement, la tradition se perdait un peu.

-« Je dirais votre bague de Claddagh et si je sais encore correctement les lire, elle indique que vous êtes célibataire, est-cela ? »


Visiter le manoir Mikaelson, c’était d’une certaine manière faire une incartade dans le passé et le présent. La bâtisse et ses occupants avaient cette particularité d’avoir vécu à différentes époques. La décoration avait changé au cours des siècles mais il restait toujours quelque chose de ce siècle passé, un livre original, une sculpture ou une peinture d’un illustre connu autrefois célèbre à son époque. Vivre dans cette maison était un rappel des siècles passés pour Elijah. Pour un inconnu, la décoration pouvait paraitre décousu passant d’un style classique à du moderne, sans aucune transition. La pièce à peinture de Niklaus était un parfait exemple de ce style changeant, d’un côté on y trouvait ses créations récentes et celles plus anciennes dont le style de peinture n’était pas similaire, comme-ci le peintre avait appartenu à différents courants. La peinture de son frère changeait beaucoup au cours des siècles et de son humeur. Ainsi les peintures qu’il avait réalisé lors de la création de la Nouvelle-Orléans était beaucoup plus joyeuse, plus colorée que celle qu’il peignait aujourd’hui. S’il ne comprenait complètement son frère, Elijah lui reconnaissait un grand talent pour la peinture et appréciait beaucoup ses tableaux même les plus sombres. Donna semblait au contraire comprendre parfaitement les peintures de Niklaus voir au-delà du simple croquis ou dessin. Sans oser poser la question, Elijah se demande le passé qu’avait bien pu traverser l’irlandaise pour se sentir autant touché par les peinture de Klaus. Néanmoins, le temps des questions sur leur passé mutuel n’était pas encore venu. Au lieu de cela, Elijah conduisit son invité dans la pièce suivante. Il s’agissait de sa bibliothèque personnelle, sa pièce. La bibliothèque avait toujours été son refuge, le lieu où il se sentait chez lui au milieu de se savoir. Les livres avaient se magnifique pouvoir de transporter quelqu’un d’un monde à l’autre. Au cours des siècles, Elijah avait acquis une collection impressionante d’ouvrages, la plupart était des éditions originales, certaines étaient même des éditions qu’il avait récupéré des mains des auteurs et elles étaient ainsi annotées. La grandeur de la bibliothèque sembla plaire à Donna qui se mit à déambuler rêveusement entre les rayonnages. L’originel la suivit lentement avec un fin sourire sur les lèvres. Sa bibliothèque était son plus grand trésor, un lieu de paix et de quiétude. Toutefois la paix des lieux fut rompu par la jeune femme qui s’arrêta devant le rayonnage des auteurs britanniques pour lui réciter des vers de Dracula. Elijah tenta du mieux qu’il pu de cacher son désarroi, avait-elle découvert son secret ? Non impossible, il avait veillé à ce qu’elle reste dans l’innocence d’un monde surnaturelle. Si ce n’était point cela, alors elle devait surement faire allusion à leur précédente rencontre celle dans les ruines où ils avaient discuté des êtres surnaturelles. Décidément, la jeune femme avait le chic pour aborder les sujets sensibles sans s’en rendre compte, il avait toutefois sa part de responsabilité dans l’histoire, n’était-ce pas lui qui avait commencé par compter des histoires surnaturelles ?

« Je ne vous savais pas aussi connaisseuse de Bram Stoker. J’avoue que ce livre m’a également fasciné. Je reconnais que cette chasse au vampire est exagérée car Dracula ne souhaite au final que vivre et ressentir à nouveau des émotions humaines. Le véritable monstre n’est pas toujours celui que l’on imagine ».


Parler de Dracula était une chose non-aisée, en parler sans livrer véritablement sa pensée sur l’ouvrage. Evidemment qu’il comprenait Dracula, n’était-il pas lui même un être de la nuit ? Les tourments de Dracula, il les avait connu à plusieurs reprises, vivre cachée dans le secret, chassé, tout comme lui il était condamné à vivre dans le secret pour préserver au mieux l’espèce et leur survie. Ce fut avec soulagement que le vampire vit l’irlandaise s’intéresser à ses objets égyptiens qu’il gardait entreposer avec soin sur une étagère. A côté de ses objets trônaient un extrait du livre des morts qu’il avait récupéré des siècles plus tôt lors d’un voyage en Egypte.

- « En effet, il s’agit bien d’un extrait du livre des morts mais ce n’est qu’une reproduction. Je l’avais acheté car elle avait une ressemblance flagrante avec l’original » .

Mieux valait que Donna voit certains de ses livres et objets comme des reproductions plutôt que des originales sinon elle viendrait à s’interroger sur l’origine de leur fortune et sur la possibilité d’avoir une aussi grande collection aussi riche que l’on puisse être.

- « Je plaide coupable la bibliothèque m’appartient. J’ai toujours préféré la lecture à la peinture. Et vous Donna, vous êtes intéressé par un art en particulier ? »

Autant profiter de cette rencontre pour apprendre à la connaitre plus en profondeur, si elle n’hésitait pas à lui poser des questions sur lui et sa famille. Il pouvait également en profiter, c’était le but du jeu non ? La mention de Rebekah fit sourire Elijah, ainsi Donna avait du la rencontrer. Il n’en était pas possible autrement, de toutes les pièces qu’ils avaient visité ici aucune ne mentionnait Rebekah et sa passion pour les vêtements et la mode en général.

- « Vous avez déjà rencontré Rebekah ? Pour ma part, je joue un peu de piano mais mes talents de musicien s’arrêtent là j’en suis navré ».



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MessageSujet: Re: You're my miracle   Lun 22 Aoû - 9:00



You're my miracle
Elijah&Donna
 
S’il avait souri quand je m’étais présenté, il n’avait pas joué le jeu. Peut-être étais-je trop jeune dans ma démarche et dans mon attitude ? Un côté enfantin peut-être trop prononcé pour lui ? Je tentais de chasser cette idée de la tête car je ne voulais pas que la moindre petite question vienne détruire ce merveilleux instant avec lui. Apaisée, avec lui je l’étais, mais aussi attentive et étonnée de ce que je pouvais découvrir. Il me laissait aller et venir et faire ce que je voulais, regarder ce que je voulais, sous sa surveillance, certes, mais je n’avais pas d’interdit. Même s’il pouvait dire que je n’avais pas à m’excuser, j’avais cruellement manqué de respect envers cet homme qui était de plus en plus admirable à mes yeux. Je ne voulais pas m’excuser à nouveau, ni qu’il s’excuse une fois encore pour des choses peut-être inutiles. Un débat stérile d’excuses inutiles. Heurter ma sensibilité… Quelle image je devais donner de moi après ça ? Une fille trop superficielle pour supporter de vraies discussions ? J’aurais tellement voulu lui montrer que je n’étais pas que ça, que j’étais plus, même si ce « plus », je ne savais pas ce qu’il était. Avancée dans l’inconnu sans savoir qui on est et si on finira par survivre un jour. Je voulais qu’il pense de moi que j’étais quelqu’un de forte, d’indépendante et pas simplement de brisée alors que je tentais, j’avais l’impression de donner une image différente. La plus ou moins, nouvelle Donna, du moins, celle que j’étais en la compagnie de mon historien préféré me plaisait. Je semblais plus sûre de moi, plus forte et les discussions que nous avions, cette confiance qu’il avait en moi en m’invitant chez lui pour me montrer sa vie… D’ailleurs, y avait-il une raison particulière ? Il était tellement différent de moi, tellement mieux, tellement riche, tellement cultivé qu’être près de lui me donner l’impression d’être moins que rien, pourtant dans son regard, je voyais tellement de choses contraires à mes pensées. Il continua par me dire que les légendes américaines étaient moins profondes que celles de mon pays, pourtant, je n’en croyais rien. J’étais sûre de moi, de ce que je pourrais découvrir parce qu’il m’en avait parlé et que je croyais à tout ce qu’il pouvait me dire. Lorsque la discussion dévia sur Damon et le bracelet qu’il m’avait offert, je lu l’aversion et le dégout de mon compagnon envers celui qui ressemblait à ma famille, à mon frère, à mon ancre finalement. Je baissais les yeux lorsque je remarquais ceci. L’inimitié entre les deux me peinait beaucoup trop et j’avais beaucoup de mal à le cacher, sans doute parce que je ne le voulais pas réellement. Elijah à cette retenu et cette pudeur qui occasionne quelques soucis pour décrypter son visage. Ses éternels sourires et regards bienveillants sont souvent les seules choses que l’on peut voir, pourtant, cette fois, il n’arriva pas à le cacher, ce qui pouvait prouver l’aversion totale envers Damon, qui j’avais cru comprendre, être amplement partagée.
Son sourire m’envoutait et j’avais de plus en plus du mal à le cacher, surtout lorsqu’il m’étonnait ou qu’il se prenait simplement au jeu de mes idées farfelues. Lorsqu’il me répondit avec le plus de naturel possible, mon sourire devint un peu plus grand et mes yeux furent éblouie par une lueur d’amusement et d’étonnement.
- Vous m’étonnez… Oui, en effet, c’est bien ma bague de Claddagh…
Mes mains quittèrent mon dos et je regardais ma bague avec insistance lorsqu’il réussit à décrypter son message. Il était définitivement quelqu’un d’étonnant et d’intéressant. Chaque instant était une découverte et je ne voulais pas que cela s’arrête. J’aurais pu lui mentir, c’était d’ailleurs ma première idée. Mentir sur mon statut marital, sur tout d’ailleurs, ne pas dire la vérité, non pas par plaisir mais par protection, pourtant, lorsque mes mots sortirent de ma bouche, se fut un semblant de vérité, comme si je me refusais au maximum de lui mentir.
- Vous avez raison pour la signification… J’ai quitté mon compagnon avec qui j’étais depuis près de deux ans pour changer de vie…
Changer de vie, c’était plus ou moins la vérité. Ça voulait tout dire et au final, ne rien dire. Je n’avais pas quitté, mais fuis mon compagnon. Je changeais de vie pour protéger ma vie plutôt je protégeais le semblant de vie que j’avais et que je tentais de construire à travers mes peurs. Il verrait sans doute l’hésitation dans ma vie, mais à quoi bon trahir quelque chose que je venais de dire moi-même ? Poussé par la curiosité et l’envie de réellement savoir la réponse, je décidais de lui rendre plus ou moins la pareille.
- J’ai cru comprendre que votre frère avait quelqu’un dans sa vie, mais je ne sais pas pour votre sœur ou vous-même…
Etait-ce assez subtile ? Pourtant, j’avais demandé à sa sœur, si ce nom de Mikaelson était pour être « juste » un membre de sa famille ou pour avoir un lien avec Elijah, plus fort encore. Savoir qu’elle n’était que sa sœur m’avait ravi, l’idée qu’il soit célibataire, lui aussi, me faisait plaisir à imaginer, peut-être était-ce pour ça qu’il m’avait envoyé ses cadeaux et cette invitation à cette soirée, ainsi qu’aujourd’hui.
J’aime à penser que ma culture, mes citations sur cet ouvrage le faisait me respecter un peu plus. Il semblait étonner par ce que je venais de lui dire. Dracula était un ouvrage, à mon sens, truffé d’inepties sur la domination de l’Homme sur la différence, mais aussi sur la puissance de la connaissance, de l’amour même. La curiosité et les légendes, c’est un ouvrage fascinant.
- Il y a beaucoup de chose que vous ignorez Elijah…
Il n’y avait pas de défi, de manque de respect, de supériorité, cela avait passé mes lèvres sans que je réfléchisse réellement. Je ne le regrettais pas, je voulais, sans doute inconsciemment, sans doute très consciemment lui donner envie d’en savoir plus sur moi, tout simplement. Je décidais tout de même de rebondir sur ses paroles qui me semblaient pleines de sens cachés.
- Il a toujours été question de montrer du doigt les êtres différents, comme les sorcières dans notre discussion précédente. Tenter de chasser et vouloir détruire à cause de la peur, je trouve ça bien triste, pourtant… Pensez-vous réellement que Dracula n’est pas un monstre ? Il cherche certes à retrouver des émotions qu’il n’a pas connus depuis des siècles, mais combien d’innocent, du moins, combien de personne a-t-il tué ? Cette chasse est injuste, mais la peur peut-être compréhensible, non ? Peut-on lui pardonner parce qu'en voulant changer sa vie, il a trouvé l'amour ? Peut-on lui pardonner après des siècles de tuerie ?
Mon avis été tranché et je refusais d’admettre qu’il en soit autrement. Dracula était un être hors norme, chassé par la peur qu’il fait éprouvé aux humains d’êtres meilleurs en tout point, pourtant, ses tueries sont un fait avéré et peut-on réellement lui pardonner ce point ? Chaque acte à des conséquences. Comme les paroles d’Elijah. C’est un raisonnement logique pour moi, mais le fait qu’il souligne ici une copie somme toute très ressemblante me fit penser à Damon et son insistance quand à ne pas parler aux demoiselles Gilbert et Forbes, descendantes des fondateurs. Je suis de nature paranoïaque, je vois sans doute le mal là où je n’ai pas à le voir, pourtant, je me posais des questions. Pourquoi insister, du moins, souligner ce fait ? Et si, par le plus grand des hasards, c’était un vrai morceau du livre des morts ? Pourquoi Elijah le cacherait-il ? Pour ne pas me faire comprendre l’étendu de sa visible fortune ? Serait-elle encore plus importante que ce que je vois ? Si c’était le cas, ce morceau de papyrus devrait valoir une petite fortune, un pécule que je n’arriverais jamais à imaginer de ma vie.
- Je crois comprendre que vous voyagez beaucoup. Dans quels pays avez-vous déposé vos valides au cours de votre vie ?
J’étais réellement curieuse d’en savoir plus sur lui… Il comprit rapidement que j’avais rencontré sa sœur. Il m’en avait, certes, parlé, mais je devais l’avoir vu pour savoir ce point sur elle. Je lui lançais un regard brillant avec un leger hochement de tête.
- A dire vrai, je travaille avec elle. Elle avait besoin de quelqu’un pour porter ses créations et mon agence lui a fait parvenir mon profil. Nous avons discuté et nous avons accepté toutes les deux ce travail. Je fais ce travail plus par nécessité que par réelle envie. J’ai besoin de subvenir à mes besoins et sans elle, ça aurait été difficile… C’est aussi pour cette raison que je réfléchis à la proposition de Damon et de m’installer à la pension Salvatore.
Ça, c’est fait. Ingénue et naïve, j’avais prononcé ses paroles oubliant un instant cette aversion qui existait entre les deux hommes. Je le regardais un peu gênée par mon élan de franchise avant de poser la question qui me tenait tant à cœur. La version que je voulais entendre et écouter.
- Puis-je vous demander pourquoi vous n’êtes pas en bon terme, Damon et vous ?
Je savais que c’était bien au-delà d’une simple guéguerre entre deux hommes, je l’avais ressenti et je le ressentais toujours.
Je voulu lui répondre, sur l’art que je préférais ainsi que d’en savoir plus sur ses talents de musiciens, mais je fus coupé une nouvelle fois par la vibration  de mon téléphone. Je le regardais, ne tentant plus de me cacher cette fois et toujours ce numéro qui s’affichait. Mon cœur s’emballa et ma main trembla. C’en était trop pour que je résiste d’avantage, je devais savoir ce qui m’attendait.
Je pris mon téléphone dans ma main et regardais avec une once de peur mon historien avant de partir vers la porte de la bibliothèque.
- Excusez-moi un instant.
Prenant mon courage à deux mains et pensant être assez éloignée, du moins, pour des oreilles humaines, je décrochais, le cœur se débattant dans ma poitrine. J’avais atrocement peur que mon père soit au bout du fil, pourtant, mon cœur explosa tout de même de toute la culpabilité que je ressentais quand la voix de mon ex se fit entendre à l’autre bout.
Donna ?
[…]
Donna ?!
[…]
Je t’en prie, réponds moi !
Comment as-tu eu ce numéro Smith ?
Oh Donna ! Tu es en vie, dieu merci !
Smith, comment as-tu eu ce numéro ?!
Pourquoi es-tu partie ? Pourquoi m’as-tu laissé ? Tu n’avais pas le droit de partir avec un sms !
Je n’avais pas le choix…
Donne-moi une explication !
Je ne peux pas te parler pour l’instant… Je t’en prie, ne m’appelles plus.

Je raccrochais immédiatement après et pris quelques secondes pour tenter de calmer mon cœur qui semblait éclater et me bruler terriblement dans ma poitrine. Mes yeux s’étaient embués de larmes que je retenais difficilement. Je les fermais et pris de profondes inspirations. La porte d’entrée se dessinait devant moi, comme promesse de fuite, mais je n’arrivais pas à faire un pas. C’était pourtant très tentant, mais une force très inattendue me l’interdisait. Les pas que je fis, quelques minutes après me firent dans la direction de la bibliothèque, pour retrouver Elijah. Je me faisais lente et je regrettais, d’une certaine manière, de ne pas être partie, pourtant, j’en étais incapable. Je revenais vers cette pièce où il me semblait qu’Elijah s’était rapproché de la porte. Sans doute avais-je simplement oublié sa position, peut-être venait-il vers moi…
Mes yeux trahissaient les larmes qui avaient tenté de couler, mais je ne voulais pas lui laisser la chance de me poser la moindre question.
- Abuserais-je de votre hospitalité si je vous demande quelque chose pour me désaltérer ?
Je l’avais suivit dans un silence de plomb et je m’en voulais d’avoir détruit l’osmose dans laquelle nous étions jusqu’alors. Je baissais la tête, honteuse, mais aussi sous le choc d’avoir entendu la voix de mon ex. Comment m’avait-il retrouvé ? Et pourquoi ? Et s’il n’était pas seul sur mes traces ? Et si j’étais de nouveau en danger ?
J’acceptais le verre qu’Elijah me proposa et avant que celui-ci n’atteigne mes lèvres, je sentais mon sang bouillonner dans mes veines. J’avais tellement mal. Une douleur toujours par la responsabilité de mon père que ça me donnait presque la nausée. Mon regard se voila, mon cœur se débattait toujours autant dans ma poitrine et sans que je m’en rende compte, mon verre m’échappa des mains pour venir s’écraser au sol. C’est le bruit du fracas qu’il fit sur le sol qui me fit sursauter et revenir à la réalité. Je regardais les débris avant de m’accroupir rapidement pour ramasser les débris.
- Je suis vraiment désolée Elijah ! Excusez-moi !
Honteuse, je l’étais un peu plus avec cette stupide peur qui me prit aux tripes, me faisant me ridiculiser devant lui. Je venais chez lui, dans son antre privée et voilà que je venais de briser l’ambiance un peu plus. Je secouais la tête alors que mes doigts venaient dangereusement jouer avec les morceaux de verre. Comment peut-on être aussi stupide que moi dans ce cas ? Comme si le verre brisé et éparpillé ainsi que le liquide qui nappait le sol, je ne fis surement pas attention dans la paume de ma main se fit craqueler par un morceau de verre assez conséquent.  
- Aie ! Toutes mes excuses, je suis vraiment une empotée… Je suis désolée…
Je lâchais les morceaux de verres en regardant ma main qui commençait à baigner dans mon sang. Ça n’était pas grave, je le savais, j’avais pour habitude de souffrir assez régulièrement que j’avais pris le plis pour voir une blessure grave d’une autre, pourtant, ce sang, aujourd’hui, après ce coup de téléphone me rappela que jamais je ne serais en sécurité. Je n’osais pas relever mon regard vers lui, m’en voulant à présent beaucoup trop. J’avais le chic pour finir les moments avec lui et je ne voulais pas que lui et moi nous séparions, pas alors que je passais un moment si délicieux. Pourquoi ma vie devait-elle tournait de cette manière ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais simplement pas avoir de vie sans me faire remarquer de la manière la plus désobligeante possible ?



By Phantasmagoria


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MessageSujet: Re: You're my miracle   Mar 23 Aoû - 0:12


"Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître."
You're my miracle




Les mythes, les légendes irlandaises, Elijah en connaissait une grande partie. Au fil des siècles, il avait visité chaque pays apprenant les us et les coutumes, retournant dans certains en évitant d’autres. Ses voyages permettaient à l’originel d’assimiler en grande partie la langue et l’histoire local. Dans le cas de l’Irlande, il y avait séjourné au XXe siècle et constituait un pays qu’il appréciait particulièrement de part la richesse de ses légendes et par le côté très amical, quasi-convivial des irlandais. C’est ainsi qu’il avait découvert l’existence de la bague de Claddagh par le biais d’un rencontre dans un bar avec un irlandaise qui lui avait expliqué le but de la bague et sa signification. S’il était loin d’être un parfait irlandais, il connaissait néanmoins une grande partie du folklore du pays. Peut être trop pour que cela paraisse naturel aux yeux de Donna. Qui pouvait se prévaloir d’être un historien pointu dans chaque civilisation ? Très peu de monde en vérité.
Donna ne tarda pas à lui assurer que sa lecture des bagues de Claddagh était correct, ainsi elle était bien célibataire. Cette pensée réchauffa le coeur de l’originel, bien plus qu’il ne voudrait l’admettre. Il y avait ainsi une petite chance, celle-ci volerait surement en éclat à l’instant où elle apprendrait sa nature vampirique mais en attendant elle existait. Le vampire préférait s’accrocher à cette chance, il avait trop souffert de la solitude dans son existence pour abandonner maintenant.

- «  Oui Niklaus sort avec Katherine. Pour ma part, je n’ai pas eu quelqu’un dans ma vie depuis une éternité ».

Une éternité n’était pas si loin de la vérité. La vie sentimentale d’Elijah était une longue histoire remplie de déconvenue qui finissait invariablement par le ramener à sa solitude originel. Le bonheur, il ne l’avait pour ainsi dire jamais connu c’était comme-ci il lui était refusé, il n’avait pu goûter qu’à des plaisirs passager. S’il avait cru à de nombreuses reprises avoir trouvé le grand amour, il savait aujourd’hui que ce n’était pas le cas, ça ne l’avait pas été ni avec Tatia ni avec Katherina. Donna réveillait en lui des sentiments humains enterrés depuis des milliers d’années mais il était incapable de se positionner en la matière. L’originel ne souhaitait plus prendre des risques, il préférait voir où le temps les conduirait. Si aujourd’hui, l’irlandaise semblait véritablement l’apprécier qu’en serait-il de demain lorsqu’elle aurait découvert le monstre qu’il était. Sans doute prendrait-t-elle la fuite et dans un sens elle aurait raison.

La réaction de Donna face à l’ouvrage de Bram Stoker fit sourire Elijah. Evidemment, il ne connaissait pas tout du monde et appréciait ce rappel des choses. Rares étaient les personnes qui se permettaient de tel propos à son encontre, d’une certaine manière cela forçait l’admiration d’Elijah. C’était un rappel, malgré son immortalité il n’avait toujours pas percé le secret de l’humanité. S’il connaissait l’être humain, il n’était pas le plus fin connaisseur. Jamais, il ne pourrait complètement satisfaire cette soif de savoir car des événements, des émotions lui échappaient. Son oeil de vampire n’était plus complètement celui d’un homme l’empêchant ainsi de comprendre certaines subtilités.

- « Indéniablement, je suis même certain qu’en ayant vécu plusieurs siècles on ne connaitrait qu’une petite partie du monde ».

Décidément cette discusion devenait de plus en plus passionnante, Donna n’hésitait pas à défendre ses propos. Leur débat n’était pas en sens unique et cela plaisait à Elijah. Il y avait un réel plaisir mutuel à échanger l’un avec l’autre, tout cela dans une humeur joyeuse. Son point de vue sur Dracula était d’une logique  implacable pour une humaine, pour Elijah les choses étaient beaucoup plus mitigés. La notion de bien et de mal n’avait plus les mêmes frontières, un meurtre pour protéger sa famille lui semblait un mal nécessaire. La mort d’un être humain n’était plus une abomination. Evidemment, il y avait des remords pour le meurtre des innocents pour d’autres non, une simple indifférence.

- « Effectivement vous avez raison Donna néanmoins je partage difficilement votre opinion. J’ai une vision très personnelle des monstres et je comprends tout à fait qu’on ne la partage pas. L’innocence de ses victimes n’est qu’une question de point de vue. Imaginez vous à sa place, il n’a jamais voulu être cette créature, son seul moyen de subsistance est le sang humain. Un meurtre ne semble-t-il pas acceptable ? On accepte pourtant le meurtre des animaux pour que l’être humain puisse subsister. Je suis évidemment d’accord que c’est une chose horrible. Au final le bien et le mal est une question du point de vue.  »

L’originel ne s’attendait pas à ce que Donna adhère à ses propos, il essayait simplement de lui faire adopter un autre point de vue. Il aimait se faire l’avocat du diable, celui des causes perdues. Il l’était depuis des siècles avec Niklaus et ce n’est pas demain qu’il cesserait. S’il adoptait le point de vue de Donna, il renonçait à son humanité, il renonçait à l’espoir de retrouver le Nik qu’il avait connu enfant. Non, sa vie avait impliqué beaucoup trop de sacrifice pour qu’il renonce aujourd’hui pas après leur serment « always and forever ».

- «  Je voyage depuis mon adolescence, j’ai voyagé partout à travers le monde plus particulièrement en Europe. Si je devais faire une liste, elle serait donc bien longue. Et vous Donna, avez-vous eu l’occasion de voir d’autres pays que votre Irlande natale ? »

Elijah avait visité chaque recoin du globe au cours de sa longue vie, il n’avait épargné aucun continent.Dans toutes ses visites, c’est l’Europe qui avait conquis son coeur. Il retournait d'ailleurs à chaque fois avec joie sur ce continent. Les voyages faisaient partie intégrante de la vie de l’originel. S’il aimait sa famille, être avec eux, il aimait également voyager à travers le monde. C’était son moyen avec la lecture d’extérioriser ses sentiments, en voyage il se sentait libre. Il retrouvait son anonymat et avait l’impression de se fondre parmi les humains.

- «  Rebekah aime beaucoup son travail, j’espère que vous ferez une bonne équipe ensemble. Bekah a beaucoup souffert lorsque l’on était jeune, ce n’est jamais évident d’être l’unique fille dans une grande fratrie. Son métier c’est un peu un nouveau départ pour elle, une chance de recommencer sa vie » .

Elijah allait ajouter « en tant qu’humaine » mais il réussit à tenir sa langue. Il avait déjà laissé des indices à Donna, mieux valait ne pas trop en semer sur son chemin. Le vampire préférait être prudent, il ne voulait pas se trahir ainsi. S’il devait révéler sa nature vampirique à l’irlandaise, il souhaitait que cela se réalise au cours d’une discussion.
Le fait qu’elle travaille pour Rebekah fut un véritable plaisir pour Elijah, cela contribuait à resserrer les liens qu’il partageait. Si sa soeur l’avait embauché c’est qu’elle devait l’apprécier ou au moins qu’elle lui avait trouvé quelque chose d’intéressant.
Pour ce qui est de la dernière partie des propos de Donna, Elijah cru les avoir d’abord rêvé avant de réaliser que Donna les avait bien prononcer. S’installer chez les Salvatore ? Et pourquoi pas décider de dire à Niklaus qu’il ressemblait à Mikael, c’était un suicide assuré. Non vivre en permanence avec Damon serait une très mauvaise chose pour Donna. Ce type n’était pas sein d’esprit, Elijah ne lui offrait aucunement sa confiance. Être avec Damon en permanence c’était le risque assuré qu’il l’éloigne de lui et ça Elijah ne le supporterait pas. Les Salvatore, il fallait toujours qu’ils mêlent des affaires qu’il ne les regardait pas. Agacé, l’originel ne pu retenir un tic apparaitre sur son visage.

- «  Pour ce qui est de vivre chez les Salvatore, je ne pourrais que vous le déconseiller. Si Damon peut paraitre être quelqu’un de recommandable, les apparences sont trompeuses ».

Inconsciente sur le moment de l’effet produit par les propos sur Damon, Elijah s’essayait à formuler une réponse à Donna. Il ne pouvait lui dire la vérité, que Damon était un vampire de la pire espèce qui avait essayé à plusieurs reprises de le tuer lui et des membres de sa famille.

- «  Des querelles entre nos familles. Il m’a dupé à plusieurs reprises, je ne le considère de ce fait plus comme quelqu’un de confiance. Je n’aime guère parler de lui ».

Par ces sept derniers mots, Elijah signifiait que pour lui le sujet était clos. Il ne comptait aucunement raconter à Donna les causes de leur animosité aujourd’hui. Il n’avait aucune raison de le faire avant de lui avoir révéler sa véritable nature.
Heureusement pour Elijah et malheureusement pour Donna, la discussion fut interrompu une nouvelle fois par le bruit d’un téléphone qui vibre. Visiblement, ce n’était pas la première fois qu’un interlocuteur cherchait à joindre Donna. Cette dernière finit même par s’éclipser pour répondre à l’appel. L’originel s’approcha alors de la porte de la bibliothèque pour permettre à son ouïe vampirique d’entendre la conversation. Elijah savait que c’était incorrect et impolie, mais il ne pouvait se résoudre à ne pas écouter cette discussion alors que Donna semblait si inquiète. Si elle était en danger, Elijah voulait le savoir. Donna ne fit par éterniser l’appel, elle raccrocha très rapidement. Visiblement lorsqu’elle était parti, elle avait balayé une grande partie de sa vie. Lorsqu’elle revint, la jeune femme ne semblait plus la même sa joie de vivre avait disparu, remplacé par une certaine inquiétude. Elle ne tarda d’ailleurs pas à lui demander à boire. L’originel s’empressa alors de la conduire dans la cuisine et de lui servir un grand verre d’eau . Malgré ce verre, la rousse ne semblait pas aller mieux et avant qu’Elijah n’ait pu réagir son verre s’écrasa sur le sol de la cuisine éclatant en mille morceaux. S’excusant, Donna plongea sa main dans les morceaux de verre pour les ramasser. Oubliant un instant le bracelet de l’irlandaise, Elijah saisit sa main pour l’empêcher de se blesser profondément avec le verre. Toutefois, il l’attrapa par le bracelet sa main entrant ainsi en contact avec le bracelet contenant effectivement de la verveine. La brûlure de la verveine fut si soudaine que le vampire ne put empêcher faire transparaitre une grimace. Il releva la main de Donna, néanmoins trop tard. En effet, cette dernière s’était déjà coupée, laissant au passage quelques goûtes de sang sur le sol. L’originel s’empressa de relever la main de Donna avant de la lâcher et de se diriger vers le fond de la cuisine, pour respirer. S’il contrôlait parfaitement sa soif de sang, un changement dans son visage était vite arrivé.

- «  Ne touchez à rien Donna je m’en occupe ».

Quelques secondes plus tard, l’originel revint avec une pelle et une balayette et en quelques minutes les traces de la catastrophe avait disparu. Elijah espérait ne pas s’être trahie, de par la brûlure au niveau de son bracelet ni sa réaction face au sang. Il sourit à Donna et décida de prendre la chose avec humour.

- «  Si j’avais eu mon costume, j’aurai pu vous offrir mon mouchoir pour essuyer le sang sur votre main ».

Sur ces mots, il fit signe à Donna de le suivre. Il la guida jusque dans l’entrée et l’invita à monter dans l’étage. Traversant un couloir, il la conduisit jusque devant sa chambre. Il poussa délicatement la porte de cette dernière et invita Donna à rentrer derrière lui. Une fois dans son antre, l’originel récupéra un mouchoir qu’il offrit à Donna pour essuyer autour de sa main.

- «  Ma chère amie, ceci est comme vous l’avez sans doute vu ma chambre. Installez-vous, je pense qu’un peu de musique vous changera les idées ».

D’un signe de main, il invita Donna à s’asseoir où elle le souhaitait entre le sofa, le lit ou les sièges situés à proximité de la cheminée. Elijah se positionna devant le piano à queue se situant au fond de la pièce. Voilà des siècles, qu’il n’avait pas joué pour quelqu’un. Il décida de jouer à Donna, les nocturnes de Chopin. Si les débuts furent timides, le vampire ne tarda pas à gagner en apparence offrant un jolie concert à son amie humaine.



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Donna Holloway
MessageSujet: Re: You're my miracle   Mar 23 Aoû - 13:01



You're my miracle
Elijah&Donna
 
Est-ce que ce petit sourire sur mes lèvres lorsqu’il m’annonça qu’il n’avait personne se vit ? Je ne l’espérais pas. Je n’avais pas réussi à garder ce sourire, je ne le voulais peut-être pas réellement, mais au moins, j’avais confirmation pour cette interrogation qui trottait dans ma tête. Pour l’ajout de « l’éternité » par la suite, je ne tiquais pas plus dessus. Il voulait simplement dire que ça faisait quelques temps et ça ne serait pas moi qui jugerais. Avant Smith tout avait été un désert et ça le continuerais sûrement, sauf si… Je regardais en coin mon compagnon, sauf si, oui… Mais cette idée, je préférais la chasser, qu’avais-je à lui offrir alors qu’il avait déjà tout ? Je n’étais qu’un insecte et il était tout. Je suis du genre à me dévaloriser, je l’admets, mais comment pouvais-je faire autrement avec lui ? Sa fortune m’importe peu, c’est l’homme que je vois, l’homme qui m’intéresse alors que je tente de le cacher. Je n’ai rien à offrir à un homme comme lui, pas moi, pas moi qui n’est pas de passé et sûrement pas d’avenir, pas moi qui va finir morte sous les coups de mon père. Je m’offre du sursis, c’est tout ce que je m’offre et je sais que je ne devrais pas continuer à fréquenter Elijah. Non pas que je ne le veux pas, au contraire, plus les moments se passent plus je sais qu’il sera encore plus dur de le quitter, mais je ne veux pas tisser de lien avec lui. Je ne veux pas m’attacher, parce que je suis une lâche qui fuira à la moindre occasion, mais aussi et surtout, parce que nous ne sommes pas du même monde. Je refuse de m’attacher, je ne dois pas. Pourtant… Je crois que c’est déjà le cas.
Je dois admettre qu’Elijah est quelqu’un de mystérieux, avec des propos, qui, parfois sont assez étranges. Oui, logiquement, il devait parler de ces êtres dont nous parlions, ces sorcières, ces vampires. Vivre des siècles et ne connaitre qu’une partie du monde ? Voyager, encore et toujours, seul ou accompagné, ça doit être un fardeau. Ne pas mourir pour voir le monde tel qu’on l’a connu changé, évolué et voir les personnes auxquelles ont tient, mourir et disparaitre de la surface de la terre.
- Cette idée est horrible. L’idée même des vampires, l’éternité, c’est un fardeau qui doit être dur à porter. Imaginez-vous, vous installez dans un endroit, devoir en changer car votre visage ne pourra jamais changer, ne pas tisser de lien parce que vous savez que la personne en face de vous n’est qu’une infime seconde dans votre vie. Cette famille Irlandaise dont je vous avais parlé, elle porte une chance extraordinaire, une famille, des compagnons de voyages, mais imaginez le jour où, une dispute éclate ? Le temps est tellement disproportionné dans ce cas, que la réconciliation se fera après des siècles… Et pendant ce temps, ça recommence… Encore et encore… C’est triste…
J’enjolivais sûrement un peu trop la chose, d’un point de vue romantique, pas avec des papillons et tout le tintouin, mais l’idée même du romantisme qui s’est totalement perdu, des siècles avant. Nous parlions de chose incongrue, mais ce débat, du bien et du mal, de la vie, du sens de ce qui nous entoure était fort appréciable et m’étonnait continuellement. Je ne me pensais pas capable de parler, de débattre, de tenir un tel discours. C’était la première fois que je me révélais, parce qu’en face, on me donnait l’envie de continuer. Elijah était un compagnon tellement plaisant. Un avis différent sur beaucoup de chose, mais il n’essayait pas d’imposer son point de vue comme j’avais pu connaitre, même il écoutait le mien et si c’était la première fois, ça n’en était pas moins déplaisant. Je posais des mots, des hypothèses sur des choses qui avaient bercés mon enfance et dont je n’avais jamais eu le plaisir de discuter. Si je pensais être ancré dans mes opinions, chaque fois que sa voix venait à mes oreilles, elle me donnait réflexion sur un point de vue dont je n’avais pas conscience et même si, d’une certaine manière il avait raison, c’était tout de même atroce. Pourtant, une partie de sa phrase me fit réagir, un haussement de sourcil, sans pour autant questionner. Une vision personnelle des monstres ? Avait-il, lui aussi, connu ce genre de personne qui pouvait tout détruire sur son passage d’un simple geste ? Après tout, ne m’avait-il pas dit que son frère avait souffert par son père ? Un peu comme moi… Le bien et le mal une question de point de vue ? Il me fit presque regretter d’être une carnivore, mais dans cette extrapolation du vampire, je ne pouvais pas dire qu’il avait totalement tort.
- Je dois admettre ne pas avoir pensé de cette manière. Pourtant, un animal peut nourrir plusieurs humains, alors que dans cette frénésie, un humain ne peut servir, si je peux m’exprimer ainsi, que pour assouvir la soif d’un seul de ses êtres. Dans cet ouvrage, Lucy, quand elle devient vampire à son tour, ne tue pas les enfants qu’elle trouve, elle se nourrit un peu, idem pour Dracula qui se nourrit d’elle. Si nous partons du fait que c’est pour leur propre survie, je pense que c’est admissible, mais pourquoi avoir ce besoin de tuer ?
Je ne pouvais pas cautionner la mort d’êtres humains, même si, à contrario, nous, nous tuons des animaux pour notre survie et c’est tellement ancré dans les mœurs que ce sont les végétariens qui sont maintenant pointés du doigt.
- Je dois admettre, que s’ils fascinent, ils sont bien tristes… Vivre seuls indéfiniment, voir le monde changer, ne plus rien reconnaitre et se nourrir de cette manière… Je ne sais pas… Vous allez sûrement vous moquez, mais j’assume mes propres hypothèses. A mesure où beaucoup d’ouvrage sur la race vampirique existe et ce, depuis l’ancienne Egypte, pensez-vous qu’il y ait la possibilité que, réellement, cette race se cache pour X raisons et qu’elle se terre quelque part ? Soyez indulgent je vous prie…
Je n’osais imaginer l’idée qu’il devait se faire de ma personne, mais, les mots étant posés, je ne voulais et ne pouvais pas les retirer. Il allait sûrement se dire que mon imagination avait dépassé certaines limites à la bêtise, mais n’a-t-on plus le droit d’imaginer quand c’est la seule chose qui nous reste comme espoir ? J’avais appris à me réfugier dans mon subconscient pour y trouver la force de me réveiller chaque matin pour me dire que la fin n’était pas ce jour-là, ni le jour d’après. Même si je sais que je vais mourir, il me faut cette force pour ne pas laisser mon père m’avoir.
Je l’enviais sur tous les voyages qu’il avait pu faire. Je n’osais imaginer ce que c’était que de voyager toute sa vie durant et connaitre et apprendre les autres langues, les cultures, les mœurs des autres pays. Il avait eu une chance hors-norme ce qui m’indiquait, que réellement, sa fortune devait être colossale pour pouvoir se le permettre. Quant à moi, c’était bien différent…
- Je n’ai pas eu votre chance, malheureusement. Le seul pays où j’ai posé le pied en dehors de mon cher pays c’est ici… Je ne pensais pas d’ailleurs le quitter un jour. J’aurais aimé découvrir les autres pays Européens, ou plus généralement, le monde.
Je tentais, tant bien que mal de ne pas montrer la douleur à cette idée, tentant de répondre du mieux que je pouvais, sans mentir, sans montrer mes émotions sincères. Lorsqu’il me parla de sa sœur, j’en fus heureuse. Il aurait très bien pu ne pas répondre, rester concis, mais il me parlait de lui, de sa famille, parfois même de leur enfance, de choses personnelles et cette confiance qu’il me donnait me fit sourire. Je ne peux pas dire ne pas être de confiance, ayant eu peu de relations sociales, mais je sais une chose, ce qu’il me dit, à de l’importance, compte pour moi tout comme la confiance qu’il m’octroi. Il est plus bavard, que je ne le suis, sans doute parce qu’il a plus de chose à me raconter, qu’il a eu une vie plus intéressante et qu’au final, je n’ai rien à dire sur moi.
A l’énonce de Damon, de sa proposition, de moi qui y réfléchissait, le visage d’Elijah se transforma, me culpabilisant presque aussitôt. Je ne pensais pas que Damon avait raison. Je pensais qu’il exagérait en me parlant d’une haine intense entre les deux, mais à voir le doux visage d’Elijah réagir ainsi, je compris aussitôt qu’ils se haïssaient plus que je ne le pensais. D’ailleurs, sa réponse était sans appel et se fut mon visage qui trahit l’émotion de peine qui me prit aux tripes. Ils ne se faisaient pas confiance. Damon voulait me protéger d’Elijah, Elijah voulait me mettre en garde contre Damon et moi, au milieu, je les appréciais tous deux. Je n’arrivais pourtant pas à cautionner les paroles de ces deux hommes. Le fait est, que je ne les connaissais pas réellement, mais aucun des deux ne m’avaient montré quelque chose qui pouvait me faire penser et avérer les paroles de son homologue. J’aurais aimé dire à Elijah que je réfutais ses paroles, que Damon n’était pas comme il le pensait. Damon avait été présent, oui, il avait disparu presque aussitôt, mais depuis que nous nous étions retrouvés, il était présent, il séché mes larmes et trouvait les mots pour calmer mon cœur si faible. Si je ne pouvais parler d’Elijah à Damon, le contraire était bien identique. J’aurais voulu le défendre, mais les paroles d’Elijah me coupèrent net. Non, je ne le défendrais pas, je savais que c’était peine perdu, mais je savais aussi que si je continuais dans cette voix, Elijah serait de plus en irrité et ça, je ne le voulais pas. Ces instants étaient bien trop précieux pour que quelque chose ne dérape, alors je pris la décision de ne pas répondre. J’étais extrêmement affligé et même si mes yeux me trahissait, je ne dis mot, de toute les façons, je ne pus.
Ce maudit coup de téléphone, cette voix, ce rappelle que j’étais en train de profiter d’un instant magique alors que j’avais détruit le cœur de quelqu’un. Profiter d’un peu de répit, je n’y avait pas le droit, je devais rester sur mes gardes et Elijah ne m’aidait pas, bien au contraire. Elijah me faisait ressentir des choses qui m’étaient impossible de ressentir. J’aurais une lourde décision à prendre et même si à cette idée, mon cœur exploserait sans doute, je devais arrêter de le voir. Le voir me donnait un espoir que je refusais d’avoir.
J’avais vu sa réaction lorsque sa main avait touché mon bracelet. Il m’avait lâché, il avait grimacé et j’en venais même à me dire que c’était le souvenir de Damon attaché à ce bracelet qui avait occasionné ce geste. Pourtant, j’avais cru voir, une seconde, une sorte de brulure, mais ça ne pouvait pas être possible, si ? Une brulure pour un bracelet, à moins qu’il soit allergique, dans ce cas, c’était une allergie très féroce. Je me sentais d’autant plus coupable lorsqu’il me releva ma main meurtrie, juste après cet instant étrange, encore plus coupable lorsqu’il s’éloigna en voyant le sang perler dans ma main. Je me tenais la main avec l’autre, le regardant avec cette culpabilité incrusté dans mon visage. Il m’intima de ne rien faire et à la vue de cette blessure idiote, je restais sur place, je ne voulais pas le déranger plus. Sa réaction avait eu un rapport avec mon sang et je ne voulais en aucun cas causé un autre malaise pour quelqu’un qui ne supportait visiblement pas ce liquide rouge. Dans un coin de ma tête, je vis là, la première faiblesse de mon compagnon. Il ne pouvait pas être parfait, même si à mes yeux je ne trouvais pas encore quelque à blâmer chez lui. Je l’avais regardé s’occuper de ma bêtise et je m’en voulais d’avantage. J’étais totalement maladroite, j’avais été chamboulé et je venais de me faire remarquer d’une manière assez stupide que lorsqu’il tenta de me rassurer, avec humour, je ne pus que lui accorder un très léger sourire. Je dois dire que j’avais apprécier le voir en costume, mais le voir de cette manière, en « civile », lui donner un autre charme. Ici, c’était plus décontracté, plus humains, plus moi…Avec son costume, il y avait cette barrière visible entre lui et moi et ce côté mystérieux et dans la retenue qui le caractérisait. A dire vrai, ces deux style vestimentaires me plaisait complétement. Je l’avais suivi, mon regard se posant sur les petits détails, les décorations, sur ce que je n’avais pas encore vu, peut-être que je n’avais juste pas remarqué ces différences de styles, ces choses tellement anciennes que leur origines m’étaient inconnues. Je le suivis dans les escaliers, un peu anxieuse. En général, ce sont les chambres à l’étage, non ? Pourtant, j’avais hâte de découvrir la suite. Cette maison, pour moi, était un vrai labyrinthe, mais un labyrinthe exceptionnel dont le guide et la visite me ravissait réellement. Il poussa une porte et lorsque je fus dans cette pièce, je regardais autour de moi, étonnée, mais charmée. C’était bien une chambre et une belle et grande chambre. Elle était tellement différente de celle de Damon. Pourtant, en termes de grandeur, mon appartement pouvait presque tenir ici aussi. Mon œil se posa sur le lit, grand et impressionnant dans cette chambre avant que mes yeux se posent sur le piano. Bien sûr, tout le monde à un piano dans sa chambre voyons… Il me tendit un mouchoir que je pris, un peu sur mes gardes. Non, pas que je le craignais, mais j’avais toujours cette boule au ventre de m’être conduite comme une imbécile, manquant de respect à mon hôte, pourtant, alors que je passais ce mouchoir en tissu sur ma main légèrement blessée, mes doutes disparurent aussitôt lorsqu’il m’indiqua que nous étions bien dans sa chambre, mais que surtout, j’allais avoir le droit à un concert privé. Je suivis son geste, remarquant les sièges, la…cheminée, la peintures, la double porte fermée qui je pensais devait être pour la salle de bain. Après un piano, une cheminée, oui, bon, comme je l’ai dit, c’est un autre monde. Je m’installais timidement sur le sofa, proche du piano pour pouvoir le regarder et en profiter. Tendue, mes yeux s’écarquillèrent quand les premières notes se firent entendre. Parce qu’en plus, il est virtuose du piano, oui, bon, d’accord. La musique m’entoura comme une couverture de bien-être. Un léger sourire se déposa sur mes lèvres et mes muscles se détendirent. Ça allait même au-delà du régal… Au bout de quelques instants, prise d’une confiance en moi inconnu ou juste l’envie d’être un peu plus proche de lui, je me levais, lentement et sans un bruit pour venir m’installer sur ce banc, juste à ses côtés, plus proches qu’ils n’avaient pu l’être. J’avais un spectacle devant moi inouï. Le visage de mon compagnon avait changé, il suivait la mesure et son visage changé si nous passions d’un instant plus doux à un instant plus passionné. Ses doigts avec vitesse, finesse et fluidité faisaient vibrer cet instrument pour me permettre de me changer les idées, avait-il dit ? C’était chose faite. Je finis par fermer les yeux étant emporté loin de l’endroit où j’étais, loin de ma vie, loin de tout ce que je pensais, loin de moi finalement. Je n’avais en tête que cette musique, cette douceur, cette passion, cette tendresse qui émanait et du morceau et du joueur. Je tentais, par la même de calmer mon cœur qui s’était profondément emballé à la simple proximité d’Elijah. Il jouait pour moi… Comment ne pouvais-je pas être…séduite ? Parce que oui, je l’étais encore plus à l’instant. Par son geste pour moi, mais par, aussi, les ondes qu’il m’envoyait. Cette musique me chamboula et je n’arrivais pas à m’enlever de la tête cet homme qui jouait pour moi. Cet homme qui m’accordait son temps et ses plus beaux sourires. Cet homme à mes côtés, où nos corps se frôlaient, qui me faisait ressentir des choses que je n’avais jamais connu. Cet homme qui, je dois l’admettre, faisait battre mon cœur beaucoup plus vite. A sa musique était mêlé la musique de mon propre cœur et j’avais beau faire, j’avais beau tout tenté, mon cœur refusait de se calmer. Mon cœur me criait de me laisser aller, mon cœur me criait d’agir, mais agir comment ? Mon cœur battait tellement que j’en venais à me dire qu’il pouvait l’entendre et bien que cette idée me fasse peur, alors que totalement incongrue, je n’en étais pas moins contente. Si seulement il aurait pu écouter ce que je n’arrivais pas à montrer. Dans un univers bien différent, dans un monde à part, porté par la musique, mon sourire revint se poser sur mes lèvres et j’appréciais ce cadeau qui m’était offert. Alors que la musique s’était arrêté, lentement une larme coula du coin de mon œil pour lentement descendre du ma joue. Je n’étais plus triste, non, j’étais tellement apaisée, choque exceptionnelle pour moi, que ça me fit verser une larme. A quoi bon tenter de cacher ce signe de plaisir ? C’était plus une trahison d’une paix sans nom que d’une vulgaire tristesse ou peur. Je rouvris les yeux pour le regarder, un sourire sur les lèvres. Ma main, lentement, vint se poser sur la sienne. Ce geste m’étonna moi-même et lorsque ma peau rencontra la sienne il y eu comme une explosion en moi. Mon cœur se mit à battre encore plus vite, encore plus fort. Mes yeux étaient brillant, mais pouvait aisément lui indiquer tout le plaisir qu’il venait de me donner. Ma voix se fit plus douce, pareille à une caresse, un léger murmure de peur de détruire cet instant que je voulais interminable.
- Elijah… C’était magique… Je ne sais comment vous remerciez pour cet instant…
J’avais, à l’instant une envie folle, envie que j’avais presque eu depuis le début, surtout depuis ce baiser avec Damon où ça n’était pas lui que j’avais vu, mais bien celui qui se tenait en face de moi. Et je luttais contre cette envie, ça n’était pas moi, ça n’était pas mon genre et si ça n’était pas réciproque ? Et si ça n’était pas réel ? Peut-être devrais-je attendre…De toute les façons, je ne suis pas quelqu’un de pressée. Je retirais ma main de la sienne, ce sourire sur les lèvres qui n’avait pas bougé.
- Pour répondre à votre question précédente… Je ne pense pas être aussi douée que votre famille en art, mais je dois dire que j’aime particulièrement la musique et la littérature. Je suis ravie de partager ces points communs avec vous.
Ma franchise m’étonna. Avec lui, je n’étais pas moi-même et je me découvrais à chaque instant. Jamais je n’aurais pu dire quelque chose comme ça à quelqu’un, mais à lui, je me sentais poussé des ailes. Après cet instant, je me sentais tellement bien que je ne voulais plus aucune barrière qui me bloque, je voulais simplement être celle que j’avais toujours voulu être. Cette fille sans problème, qui se sent bien dans sa peau et qui vit…
- Elijah… Puis-je abusé de votre bonté ? Il s’avère que je les déjà lu, mais jamais dans cette version et même si les mots sont identiques, je serais heureuse que vous accepteriez de me prêter Dracula. J’adorerais le relire, surtout dans cette édition…
Il aurait toutes les raisons du monde de refusais, mais j’espérais que non. J’espérais qu’il ne me refuserait pas ça, j’espérais pouvoir partager un peu plus de sa vie. Internement, mon cerveau repris sa fonction première, m’indiquant de me méfier, s’il acceptait, je devrais lui rendre, de ce fait le revoir… Et moi qui voulais me mettre des barrières. Et moi qui voulais détruire ces barrières… Et moi qui ne sait plus où elle en est simplement.



By Phantasmagoria


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MessageSujet: Re: You're my miracle   Lun 29 Aoû - 15:16


"Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître."
You're my miracle





Discuter des vampires avec Donna était extrêmement distrayant. C’est en parfaite innocence, qu’elle avait lancé la conversation sur Dracula sans se douter de la similitude de la situation d’Elijah à celle du vampire de Bram Stoker. L’originel aurait aimé lui avouer sa condition, lui dire qu’il était réellement néanmoins les mots n’arrivaient à sortir de sa bouche. Ils restaient bloqués. Son coeur était déchiré à l’idée qu’elle puisse décider de l’abandonner, si elle apprenait sa véritable nature, elle pourrait prendre peur et dans ce cas il pouvait dire adieu aux longues conversations, aux rendez-vous, aux danses,… A cet instant, Elijah n’était pas prêt à renoncer à tout ça. Le bonheur lui avait été refusé à de multiple reprises, maintenant qu’il l’avait à proximité il voulait en profiter au moins un peu. Etait-ce égoïste ? Oui sans aucun doute, Donna méritait de connaitre la vérité néanmoins sa réaction était trop imprévisible pour qu’il prenne le risque. Un jour, il lui révélerait tout, il le jurait mais pas aujourd’hui.

En évoquant la condition de vampire, Donna ne se rendait pas compte à quel point elle était prêt de la vérité. Vivre en famille était une véritable chance car cette éternité se partageait avec des personnes avec qui l’on partage des liens sacrés, ces personnes qui vous viendront toujours en aide quoi qu’il se passe mais avec qui on peut se disputer des siècles durant par amour. Vivre éternellement, oblige à pardonner même les pire atrocités. C’est ainsi qu’Elijah avait trahit les Salvatore et Elena Gilbert lors du rituel qui avait permis à Niklaus d’être un hybride. Malgré toute la humaine qu’il lui vouait, Klaus était son frère et il n’était pas prêt à passer l’éternité sans lui. Il avait tué trop de monde, pour être un fratricide. Son frère valait bien qu’il remette en cause sa parole après tout n’avait-t-il pas juré à Nik avec Rebekah d’être toujours avec lui pour l’éternité.

- « La perception de la vie et du temps doit être effectivement complètement différente. J’imagine que l’on pardonne plus facilement lorsque l’on a l’éternité devant nous, sinon il est impossible de construire une relation durable ensemble ».


Il est vrai que l’éternité était un fardeau, néanmoins elle offrait également de multiple possibilité. Certes, on côtoyait que pour un temps les humains mais il était également possible de les transformer, de vivre en compagnie de vampire. La vie de vampire n’était pas fade à condition que l’on ait quelqu’un avec qui la partager, sinon celle-ci pouvait s’écouler lentement. Il n’était pas rare qu’après la disparition de l’être aimé de nombreux vampires se suicident. Elijah n’avait pas cette chance lui et ses frères et soeurs étaient condamnés à survivre pour l’éternité, leur chance de mourir était quasi-nulle, ils pouvaient être plongés dans un sommeil profond pour un temps, seul un pieu de chêne blanc mettrait définitivement fin à leur jour.


- « Je ne sais pas si les vampires ont un réel besoin de tuer, j’imagine qu’ils doivent avoir des difficultés à contrôler leur soif de sang humain. Peut-être qu’arrêter de boire lorsque l’on a commencé, ce serait comme interrompre un dîner au moment où l’on goûte son désert préféré, la tentation de continuer doit être immense ».

Exprimer ses propos sur les vampires est une chose extrêmement délicate, Elijah devait utiliser les connaissances populaires sur les vampires, sans laisser échapper quoi que ce soit sur ses véritables connaissances des vampires. Si certaines légendes étaient véridiques, d’autres étaient complètement fausses notamment celle sur l’ail faisant supposément fuir les vampires. Révéler une facette des vampires non connus des légendes, lèverait le voile sur sa réelle identité. Il ne pouvait le faire, pas alors qu’ils discutaient de la cruauté et de la mort. Aujourd’hui encore, il culpabilisait pour les horreurs qu’ils avaient commises. S’il pouvait les oublier pendant un temps, elle revenait sans cesse le hanter, hantant ses rêves avec force. Il était condamné à chercher une rédemption qu’il ne pourrait sans doute jamais obtenir.


- « J’ai beaucoup étudié le monde surnaturel par le biais de l’histoire, j’aurai tendance à dire que rien n’est impossible ».

Ses doigts posés sur le piano, Elijah faisait abstraction du monde qu’il entourait, son esprit suivait la mélodie sans voir Donna qui s’était rapproché pour finalement s’installer à ses côtés au piano ce fut uniquement à la fin de la mélodie qu’il remarqua sa présence. Jouer du piano pour quelqu’un, Elijah l’avait pour ainsi dire jamais fait. Le piano, il en jouait pour lui même. Tout comme les livres, c’était un moyen pour lui d’extérioriser ses sentiments, de se concentrer sur autre chose que les habituels problèmes familiaux. Au fils des années, il avait acquis un bon niveau bien qu’il n’en jouait rarement. Toutefois, Elijah était conscient de ne pas avoir la réelle fibre du pianiste, ses interprétations si elles étaient justes au niveau de la technique, manquaient de sentiment. Il y a encore quelques heures encore, l’originel n’aurait pas parié sur le fait de jouer du piano pour Donna. Néanmoins, s’il le faisait à cet instant c’était dans l’espoir que l’irlandaise se sente mieux, visiblement le coup de téléphone qu’elle avait eu, avait eu sur elle un effet inattendu. Une profonde peur s’était emparée d’elle au point qu’elle en avait complètement oublié la présence du verre d’eau dans ses mains.

Cette peur sourde, Elijah la connaissait il l’avait connu pendant des siècles lorsque Mikael les traquait lui et ses frères et soeurs à travers l’Europe. Jeune et incontrôlable, ils tuaient et vidaient de leur sang toutes les personnes qui avaient le malheur de les croiser sur leur route, cachant du mieux qu’il le pouvait les corps. Cette traque avait duré des décennies. Sans doute, se trompait-t-il mais il avait l’impression que le départ de Donna avait été précipité, même si elle ne lui en avait pas touché mots elle avait laissé quelques indices. Toutefois vu le désarroi que lui avait causé cet appel, l’originel préférait ne lui poser aucune question son intention n’était pas de la mettre mal à l’aise, loin de là.

La mélodie terminée, il se tourna vers Donna en souriant. Ecouter de la musique semblait avoir apaisé son esprit, tout du moins elle ne semblait plus perdu dans des sombres pensées. Elle lui demande alors de lui prêter son ouvrage de Dracula. En règle général, Elijah ne prêtait aucun ouvrage de sa bibliothèque à moins que cela soit à un membre de sa propre famille mais aujourd’hui, il était prêt à faire une exception pour Donna. S’il ne prêtait à personne ses ouvrages, c’est qu’il n’avait personne à qui les prêter ou au moins personne en qui il puisse avoir complètement confiance. Il ne doutait pas que Donna lui rendrait son ouvrage dans un parfait état. Sa bibliothèque avait une forte valeur sentimentale pour Elijah, elle était une trace de son existence sur plusieurs siècles. Elle regroupait des morceaux d’histoire, la perdre le chagrinerait beaucoup. L’originel n’était pas matérialiste sauf pour les livres.

- « Vous n’avez pas peur de faire des cauchemars la nuit en lisant Dracula comme livre de chevet ? Je vous le prête avec plaisir Donna, il est rare aujourd’hui de rencontrer des personnes s’intéressant encore aux vieux romans ».

Sur ces mots, il invita Donna à le suivre pour retourner à la bibliothèque où le livre de Dracula attendait patiemment sa nouvelle propriétaire pour les semaines à venir. Prêter un livre à Donna, c’était aussi l’occasion pour Elijah de la revoir à nouveau car il faudrait bien qu’elle le lui rende. Une fois dans la bibliothèque, l’originel ne perdit pas de temps il se dirigea vers le rayonnage correspondant et attrapa le livre de Dracula qu’il posa sur une table. Il prit également un papier et un stylo, avec ce stylo il griffonna son numéro de téléphone portable et finit par glisser le papier dans l’ouvrage avant de finalement tendre le livre à Donna.

- « Je me suis permis de glisser mon numéro de téléphone dans l’ouvrage, n’hésitez pas à m’appeler si Dracula vient hanter vos nuits » .



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You're my miracle

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